La démonopolisation de la Sbee et de la Soneb : une nécessité

La démonopolisation de la Sbee et de la Soneb : une nécessité

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Au cours de sa récente sortie sur la télévision nationale, le ministre de l’Energie, de l’Eau et des mines, eu égard aux problèmes que connaît le secteur de l’énergie au Bénin, a lâché le morceau. Jean Claude Houssou a fait savoir que le gouvernement pourrait passer à l’ouverture du secteur aux privés. Ainsi, ce qui a été pendant longtemps craint par les agents de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) de risque de se produire. Tôt ou tard, même si cela ne prendra pas le nom de privatisation, ce concept qui visiblement donne la trouille aux travailleurs, l’Etat finira par démonopoliser le secteur de l’énergie. Celui de l’eau ne sera pas du reste puisque les problèmes, il en  existe là également.  Chaque jour que Dieu fait, les consommateurs se plaignent des mauvaises prestations de la Soneb (Société nationale des eaux du Bénin) et de la Sbee. Si le montant de la facture n’est pas trop élevé, ce sont des soucis de connexion ou de monnaie qui se posent au guichet. Pire, c’est lorsque le client sollicite l’une des structures pour un raccordement. C’est un véritable chemin de croix si l’usager ne corrompt pas « le circuit » ou ne connaît pas un responsable de la maison. Ce piteux tableau peint ne date pas d’aujourd’hui, et en dépit de la bonne volonté de certains dirigeants, le bout du tunnel n’est visiblement pas pour demain. Plusieurs acteurs s’accordent à dire que seule l’ouverture des deux secteurs règlera tant soit peu ces difficultés. Après plus de 50 ans de monopole, la Sbee et la Soneb semblent montrer leurs limites. L’éclatement du secteur en deux en 2003 (de la Sbee à la Soneb et Sbee) n’a pu combler totalement les attentes pendant que le nombre d’abonnés ou de consommateurs s’accroît. Il urge de d’agir. Il faut réformer les secteurs Eau et Energie. Et le Bénin ne sera pas le premier pays à le faire. Il semble que certains pays comme la Côte d’Ivoire et le Gabon, ont compris. Ils s’apprêtent d’ailleurs, comme l’indiquent les deux articles ci-dessus, à tourner la page du monopole. Le président Ouattara qui fait déjà appel aux privés, est conscient que lorsque la concurrence va s’instaurer, cela permettra de contrôler et de réduire les prix de l’électricité dans son pays.  Idem au Gabon où on vise, par cette réorganisation des deux secteurs, l’amélioration de la qualité de l’eau, du service aux clients, l’augmentation de la production en eau et en électricité, la révision des coûts d’accès aux services et la création d’emplois. L’eau et l’électricité sont certes deux secteurs vitaux qu’on ne saurait confier à n’importe quel privé. Mais, vu les défis à relever, il faut ouvrir ces secteurs avec un droit de regard de l’Etat comme c’est le cas aujourd’hui avec les Gsm. Il est donc temps que le consommateur ait la latitude de s’abonner à la structure de son choix. Et sans doute, à celle-là qui fournit les meilleures offres et prestations à moindre coût. L’économie du pays aussi en dépend.

Jacques BOCO (NDLR)

Matin Libre

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2 COMMENTAIRES

  1. si cette alternative pourrait juguler une fois pour toutes le calvaire des populations au mont de l’eau et de l’electricité pourquoi l’empecher? en effet depuis des décennies nous souffrons le martyr pour ces deux denrées pourtant sources de vie. Un regard vers libercom par rapport aux gsm privés est édifiant.le 1er rézo mobile au bénin est devenu le last car n’a pas pu supporté la concurrence! c’est ce qu’il faut. et je soutiens vivement.

  2. Commenter : je souhaite vivement que ces deux secteurs soient confiés aux privés pour amoindrir le calvaire des consommateurs

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