Financement des usines de cajou : Benin Cajù outille des professionnels de...

Financement des usines de cajou : Benin Cajù outille des professionnels de banques

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Un atelier de réflexions s’est ouvert hier mercredi 23 novembre 2016 à l’hôtel du Lac  de Cotonou. C’est une rencontre qui permettra à Benin Cajù de faire mieux connaître aux banques et autres institutions financières locales la filière anacarde. Dans son volet Accès au financement, le projet BeninCajù travaille pour une meilleure adéquation des produits financiers aux besoins spécifiques de la filière cajou en général et ceux de la transformation en particulier. En effet, la question du financement adéquat demeure l’un des défis de la transformation des noix de cajou en Afrique de façon générale. Or, si la transformation est faite dans les pays africains qui sont aussi les plus grands producteurs de noix, (60% de la production mondiale en 2015),  elle a une valeur ajoutée de 35%. Une usine qui peut transformer 4 tonnes métriques de noix brutes par jour emploie jusqu’à 200 ouvriers, selon le rapport 2015 de l’Alliance du Cajou Africain (Aca). La transformation locale des noix brutes est donc une source de valeur ajoutée pour toute la filière et c’est en cela que réside l’urgence de trouver une meilleure approche pour son financement. Selon nos informations, l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (Apbef) juge très opportun l’atelier qui est une occasion pour ses membres de profiter d’une occasion pouvant leur permettre de maîtriser les contours de la filière et d’y investir en toute sécurité. Cette sécurité, selon l’Apbef favorisera le maintien d’un climat de confiance entre ses membres et leurs partenaires et entrainera le développement de la filière et par ricochet celui de l’économie nationale. Le Conseil national des transformateurs de cajou du Bénin (Cntc) se réjouit d’ailleurs des échanges avec les institutions financières.  Obtenir du financement des banques et institutions locales est plus avantageux, a déclaré Georgette Taraf, la Présidente du Cntc qui a l’espoir que cet atelier va amorcer le processus d’une meilleure connaissance par les banques locales des besoins financiers des usines de transformation de noix de cajou. BeninCajù, faut-il le souligner, s’inscrit dans le programme « Food For Progress », « Vivres pour le Progrès », initié par le gouvernement américain pour améliorer le rendement agricole et développer le commerce des produits agricoles.

M.M


Matin Libre

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