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Dévaluation du Naïra et crise économique au Bénin : La Coneb invite l’Etat à accompagner les entrepreneurs

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La dépréciation du Naïra, la monnaie nigériane, et la crise économique que subit de plein fouet le Bénin voisin, n’a pas laissé indifférente la Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb). Sujet de préoccupation majeure, il était au cœur d’une rencontre d’échange hier jeudi, à Sun Beach hôtel à Cotonou.

Selon Albin Fêliho, président de la Coneb, l’initiative s’inscrit dans la droite ligne du « Jeudi patronat », le petit déjeuner débat qu’organise chaque mois la Coneb. Pour cette troisième édition, les chefs d’entreprises membres du creuset, les invités et autres experts se sont penchés sur le thème « Le Naïra et la crise économique au Bénin » avec comme plat de résistance la communication du Dr Emile Aïfa, Enseignant chercheur à l’Université. Le spécialiste en Macro économie appliquée a passé en revue, entre autres, les relations commerciales entre le Bénin et le Nigeria, la politique de change et de prix puis a préconisé des mesures pour venir à bout de cette crise cyclique jusque-là  non maîtrisée par le Bénin. Selon le communicateur, c’est une crise dont les solutions endogènes. L’économie béninoise étant moins compétitive par rapport à celle nigériane,  il y a nécessité de la restituer de peur d’en souffrir sur le long terme. En effet, le Bénin doit cesser de surfer sur les opportunités nigérianes non durables pour construire une économie forte, les entreprises installées au Bénin doivent travailler sur la structure prix de leurs produits pour en arriver au plus bas possible ; développer d’intéressants services pour le marché nigérian ; se spécialiser dans certaines industries comme le sucre, le jus de fruits, les eaux minérales mais surtout les produits agricoles. D’où il va falloir valoriser la vallée de l’Ouémé. Quant à la partition de l’Etat, il doit créer une Cellule d’analyse et de veille pour avoir des informations en temps réel venant du marché nigérian qui reste une énigme en terme de fluctuation. Le Bénin doit aussi aller sur le marché du grand voisin de l’Est pour des démonstrations de son savoir-faire, de ses produits et services. Mais à court terme, il faut que l’Etat accompagne les entreprises pour éviter qu’elles ne tombent en faillite. Cela passe par l’inventaire des stocks de produits latents, leur achat auprès des entreprises ou leur faciliter la distribution. Cette dernière mesure suggérée par l’universitaire a d’ailleurs reçu plus l’approbation de la Coneb qui entend poursuivre avec un plaidoyer auprès des dirigeants. « Il faut savoir qu’une entreprise qui meurt, c’est des emplois qui tombent, c’est une croissance qui diminue, c’est une richesse qui ne se crée pas, c’est la pauvreté, c’est la misère », a martelé le président Albin Fêliho. Il faut préciser que l’un des objectifs de la Coneb, c’est de contribuer à l’avènement d’un nouveau modèle d’entrepreneurs et de dirigeants d’entreprises, capables de transformer l’économie béninoise.

J.B


Matin Libre

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