Débat d’orientation budgétaire à l’Assemblée nationale : Le gouvernement envisage une croissance...

Débat d’orientation budgétaire à l’Assemblée nationale : Le gouvernement envisage une croissance économique de 5,8% en 2017

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Le gouvernement du président Patrice Talon a comblé hier les attentes des députés à l’Assemblée nationale quant au débat d’orientation budgétaire dans la perspective du budget général de l’Etat, gestion 2017. Ceci, conformément aux dispositions des articles 1 et 59 de la Loi Organique N°2013-14 du 27 septembre 2013 relative aux lois de finances. Pour la circonstance, le gouvernement était représenté par 6 ministres à savoir le Ministre d’Etat, chargé du plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané, le Ministre de l’économie et des finances, Romuald Wadagni, le Ministre des transports et des travaux publics, Hervé Hèhomey, le Ministre délégué chargé de la défense nationale, Candide Azannaï, le Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Delphin Kouzandé, le Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Sacca Lafia, La Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Odile Atanasso. Le document sur lequel le débat a eu lieu a tenu compte de la situation économique et financière 2013-2016 et des perspectives économiques et financières 2017-2019.
Parlant des perspectives économiques et financières 2017-2019, elles sont contenues dans les différentes orientations stratégiques à savoir les orientations globales 2017-2021, les orientations de la politique en matière de mobilisation des recettes fiscales, de dépenses, des finances locales pour les entreprises et offices d’Etat, la Sécurité Sociale et la stratégie d’endettement sur la période 2017-2019. Dans le rapport de la Commission des finances et des échanges qui a présenté le dossier à la plénière, au cours de l’année 2017, le gouvernement entend investir pour une agriculture d’envergure et le développement de 4 filières phares à savoir la filière maïs, le riz, l’ananas et l’anacarde, promouvoir l’industrie de transformation et la professionnalisation de l’artisanat, développer le capital physique et les infrastructures dans le domaine des routes, de l’énergie, et des technologies de l’information et de la communication, promouvoir un capital humain de qualité et attractif pour les créateurs de richesse et investir dans le développement du tourisme, l’aménagement et la vitalisation du territoire.
Quant aux actions à mener au cours de l’année prochaine par le gouvernement, il y a la promotion de la bonne gouvernance, le renforcement de la lutte contre la corruption, la construction d’un véritable équilibre structurel et fonctionnel des institutions, la modernisation de l’administration publique, le renforcement de l’efficacité du système judiciaire, la mise en place d’un cadre légal pour le partenariat public-privé (Ppp), l’accélération de la réforme foncière, le renforcement de la sécurité publique, le renforcement de la résilience de l’économie aux effets des changements climatiques et la promotion de l’emploi des jeunes. Enfin, sur la base des orientations économiques du gouvernement, le taux de croissance devrait ressortir successivement à 5,8% en 2017, à 6,2% en 2018 et 6,5% en 2019. C’est du moins ce que l’on retient du rapport de la Commission des finances et des échanges.
Karim O. ANONRIN

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