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Contre les malversations financières dans la gestion des affaires publiques: Les corps de contrôle du ministère des Finances à l’école de la cartographie des risques

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Le ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation a lancé mardi 29 mars, à l’intention des corps de contrôle, un séminaire de formation sur la méthodologie et les outils d’élaboration de la cartographie et du plan d’audit basé sur les risques. Ce séminaire qui se déroule à Cotonou, intervient dans le plan d’actions défini pour anticiper sur les malversations et la mal gouvernance dans les administrations publiques.

Dans le but de prévenir ou de limiter les risques de malversations financières et autres irrégularités dans la gestion des affaires publiques, l’Etat béninois a arrêté en collaboration avec certains partenaires techniques et financiers un plan d’actions de prévention. L’une des 30 actions de ce plan est la réalisation de la cartographie des risques avec un ciblage sur le ministère en charge de l’Economie et des Finances. C’est dans ce cadre que les corps de contrôle dudit ministère suivent depuis mardi 29 mars, une formation sur l’élaboration de la méthodologie et les outils d’élaboration de la cartographie et du plan d’audit basé sur les risques.

La cartographie des risques est selon le directeur de cabinet du ministre en charge de l’Economie et des Finances, Servais Adjovi, un outil de pilotage au service de la gouvernance de l’administration publique. « L’approche d’audit basé sur les risques (Abr) est une méthodologie de contrôle qui a pour but de rationaliser le contrôle surtout dans un contexte de ressources limitées tout en respectant les principes de la bonne gouvernance publique», a expliqué Servais Adjovi. Aussi, permet-elle «d’élaborer une cartographie des risques et de cibler avec plus d’efficacité les domaines ou zones à risques plus élevés et d’offrir aux corps de contrôle, les possibilités d’orienter leurs efforts sur les objectifs prioritaires du secteur public et les obstacles à même de contrecarrer leur réalisation ».
Pour l’auditeur général de l’Etat, Michel Dognon, cette formation vient à point nommé car elle pourra éviter au Bénin des malversations à l’image de celle intervenue dans le programme PPEAII. Outre la cartographie des risques, «il faut une mise en application systématique des sanctions administratives découlant des investigations et de la poursuite des mis en cause devant les juridictions compétentes », selon l’auditeur général de l’Etat. Car, « une chose est d’identifier les risques mais une autre est de les prévenir en les supprimant par les mesures indiquées et dans le cas d’espèce en punissant les auteurs conformément aux lois de la République».
L’un des partenaires du Bénin dans la mise en œuvre du plan de prévention est la Banque mondiale. Sa représentante résidente au Bénin, Katrina Sharkey, présente au lancement de ce séminaire de formation a dit toute sa satisfaction avant de renouveler l’engagement de la Banque mondiale à accompagner le Bénin dans la promotion d’une bonne gouvernance dans les affaires publiques.

Claudel HOUNTON (Stag)

aCotonou

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