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Ballet des ministres devant la Commission des Finances de l’Assemblée nationale: Sèhouéto donne priorité au secteur privé

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Quatre ministres du gouvernement ont effectué, dans la journée d’hier, le déplacement de l’Assemblée nationale, dans le but de recevoir l’onction des membres de la Commission des finances, au sujet du budget de leurs ministères. Chacun des quatre ministres reçus par la commission a défendu brillamment les ressources financières affectées à son département.
L’exercice se poursuit à l’Assemblée nationale où la Commission des finances reçoit les membres du gouvernement pour connaître les tenants et les aboutissants de leurs budgets respectifs. Bien préparés à passer ce test, les membres du gouvernement ne manquent pas d’arguments pour justifier les lignes budgétaires accordées à leurs différents programmes et activités pour l’année 2017. Abdoulaye Bio Tchané ou encore Lazare Sèhouéto, qui ne sont pas à leur premier coup d’essai ont prouvé qu’ils ont la maîtrise de leurs chiffres et des programmes qui y correspondent. A écouter Lazare Sèhouéto, on se rend compte que priorité a été donnée à la restructuration des entreprises et sociétés en difficulté. Ministre en charge de l’industrie et du commerce, il a expliqué la faible compétitivité des entreprises béninoises d’où la nécessité de les renforcer pour les rendre performantes sur le marché sous-régional et international. Son budget est donc consacré, en grande partie, au renforcement des entreprises. Dans la même journée d’hier, le ministre de la Communication et de l’Economie numérique, Rafiatou Monrou et son collègue du cadre de vie et du développement durable, José Tonato, ont aussi planché devant la Commission des finances du Parlement. Voici leurs différentes déclarations.
Lazare Maurice Sèhouéto, ministre du Commerce : « Notre budget est évalué à 11,5 milliards de FCfa »
« (…) Nous avons fait beaucoup de restructurations au niveau des différents ministères. Ces restructurations font qu’un certain nombre de structures et d’organismes ont été expurgés. On est passé d’une centaine de projets à une dizaine. Mais parfois, c’est fait par recomposition, par restructuration et par disparition pure et simple. Enfin, il y a de nouvelles actions qui sont programmées et qui ont eu un certain financement. 62% du budget sont au profit du secteur privé. C’est un Ministère d’accompagnement du secteur privé (…), contrairement à ce que l’on pense. Le budget que nous avons cette année est raisonnable. Notre budget est évalué à 11,5 milliards de FCfa, dont l’essentiel est consacré à l’accompagnement du secteur privé. Pour ce qui est du fonctionnement, ça fait à peine 15%. Je dois dire que c’est trois choses nouvelles. Premièrement, c’est l’infrastructure de qualité. Le Bénin est envahi par les produits de tous genres, et de toutes provenances et il se pose de plus en plus un problème de santé publique. Nous ne faisons pas assez suffisamment le contrôle des produits alimentaires et des produits non alimentaires (…) Lorsque nous exportons sur le Nigeria par exemple, on se rend compte que de plus en plus, nos produits sont refoulés parce que nous ne les produisons pas conformément aux normes du Nafdac. Il faut que nous ayons une structure fiable au Bénin avec laquelle le Nafdac sera en partenariat de même qu’avec d’autres structures dans le monde pour que nos produits soient acceptés. L’autre aspect des restructurations, c’est la mise à niveau des entreprises. Jusqu’à présent, nous nous sommes concentrés sur les industries (…) Nous allons faire en sorte que l’artisanat ne soit plus de la bricole, mais une véritable entreprise… »
Rafiatou Monrou, ministre de l’Economie numérique : « Le budget est passé à 31 milliards de FCfa environ »
« (…) Comme vous le savez, l’économie numérique doit servir de levier pour la croissance économique. C’est pour cela que nous avons beaucoup de projets phares. Notre budget pour 2017 est à un niveau nettement supérieur par rapport à celui de 2016 qui est de 21 milliards de FCfa. Compte tenu des défis à relever dans le secteur de l’économie numérique pour accompagner tous les secteurs vitaux de l’économie, ce budget est passé à 31 milliards de FCfa environ. Ceci se justifie par le nombre de projets phares comme la généralisation de l’internet sur toute l’étendue du territoire national. Le gouvernement béninois est prêt à faire un effort conséquent, pour que cela puisse être une réalité en 2017. Vous aurez les détails dans les jours à venir. Vous aurez les détails avec l’implémentation des infrastructures qui, pour certains, ont commencé et pour d’autres, restent à venir. Toujours pour ce qui concerne les projets phares, une bonne partie est consacrée à la presse et tout ce qui est média dans notre pays…»
Abdoulaye Bio Tchané, ministre du Plan et du développement : « Un budget de 11,4 milliards de FCfa en augmentation de 48% »
« (…) J’ai expliqué a la Représentation nationale que nous avons un budget qui est conforme à l’ambition qui est celle du gouvernement, celle du président de la République, Patrice Talon, de transformer notre économie, mais à même de donner à nos compatriotes, de meilleures conditions de travail et du travail aux plus jeunes. Mais pour le faire, il faut que le Ministère du plan et du développement soit à la hauteur. Donc, pour cette année, nous avons un budget de 11,4 milliards de FCfa et qui est en augmentation de 48%, plus ou moins équilibré entre les dépenses courantes et de fonctionnement qui font 45% et les dépenses d’investissement qui font 55%… »
José Tonato, ministre du Cadre de vie : «148 milliards de FCfa dont 80% consacrés à l’investissement »
« (…) Je viens de passer devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale pour présenter le budget du ministère du Cadre de vie et du développement durable. Il faut d’abord rappeler que le ministère procède du regroupement de l’ancien ministère de l’environnent et de l’ancien Ministère de l’urbanisme et de l’habitat auxquels il faut ajouter la délégation à l’aménagement du territoire et dans lequel il faut inclure les eaux, forêts et chasses et le changement climatique. Pour 2017, c’est un budget qui fait 148 milliards de FCfa dont environ 80% consacrés à l’investissement… »

Propos recueillis par Martin Aïhonnou (Coll)

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