Assemblée générale de l’AICESIS: Les conseils économiques et sociaux donnent de la...

Assemblée générale de l’AICESIS: Les conseils économiques et sociaux donnent de la voix

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L’Assemblée générale de l’Association internationale des Conseils économiques et sociaux et Institutions similaires (AICESIS) a démarré jeudi 15 septembre à Cotonou. Elle offre l’occasion aux délégués de réaffirmer l’importance des CES dans une gouvernance participative.

Dans le contexte béninois où des voix s’élèvent pour s’interroger sur l’utilité du Conseil économique et social, l’Assemblée générale de l’AICESIS se veut un cadre d’affirmation du rôle capital de cette institution dans la gouvernance participative. « Nous voulons nous illustrer davantage comme une institution plus ancrée dans le combat quotidien des peuples pour un bien-être et un mieux-être toujours plus accrus », affirme Augustin Tabé Gbian, président du Conseil économique social du Bénin, à l’ouverture des travaux de l’Assemblée générale. Pour lui, les Conseils économiques et sociaux et Institutions similaires restent un véritable socle où la société civile et les différentes couches socioprofessionnelles, considérées comme des partenaires privilégiés des pouvoirs publics, sont de plus en plus consultées, écoutées et entendues sur les grandes questions d’intérêt économique et social. Il se réjouit de ce que la communauté internationale prenne progressivement conscience du rôle important joué par les CES, en termes de participation au dialogue social. «Les CES et IS contribuent à la résolution de conflits sociaux, à l’apaisement de tensions parfois politiques et proposent des approches de solutions aux problèmes qui minent nos sociétés actuelles en pleines mutations», soutient-il. Le nouvel enjeu, poursuit Augustin Tabé Gbian, c’est de saisir les opportunités pour s’affirmer davantage.

Le président du Conseil économique et social trouve que le thème retenu pour le rendez-vous de Cotonou, à savoir « le rôle des CES et IS dans la lutte contre les inégalités liées à la pauvreté », vient à point nommé. A son appréciation, la question cruciale de la lutte contre la pauvreté, les diverses problématiques de la sécurité, du chômage des migrations, de la montée du terrorisme, des conflits de toutes sortes sont autant de sujets qui ont des conséquences directes sur la vie quotidienne des populations. « Ces questions doivent être au cœur des stratégies à mettre en œuvre au niveau de nos pays respectifs pour concrétiser les Objectifs de Développement durable que nous avons contribués à en enrichir en vue de parvenir à un bien-être plus généralisé dans le monde les 15 prochaines années », opine-t-il.
Représentant le président de la République, Joseph Djogbénou ministre de la Justice évoque quelques préoccupations du gouvernement par rapport aux enjeux du moment. Pour lui, les CES doivent introduire la réflexion pour rétablir l’équilibre en faveur des peuples. « La pauvreté n’est pas une fatalité, elle nait d’une forme de gouvernance, du déséquilibre dans la redistribution du patrimoine du monde, vous devez donc prendre en compte l’exigence d’équilibre », précise-t-il. Pour le ministre, le Bénin est entré dans un processus de réformes de son modèle politique. « Réformer est une exigence de progrès social. Il faut que le débat se fasse sur le rôle et la recherche de l’efficacité des CES », insiste-t-il, rappelant que la démarche du gouvernement n’est nullement orientée vers la disparition du Conseil économique et social mais plutôt vers sa revitalisation.

Gnona AFANGBEDJI

aCotonou

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