Vernissage-performance d’art plastique : Laudamus Sègbo exhume l’identité culturelle béninoise

Vernissage-performance d’art plastique : Laudamus Sègbo exhume l’identité culturelle béninoise

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L’artiste, peintre performeur Laudamus Sègbo était en performance et exposition, mercredi 23 novembre dernier au centre culturel ArtisttikAfrica dirigé par Ousmane Alédji. Il tient en haleine le public par sa prestation et la galerie ‘’Ludovic Fadaïro’’ du centre brille aux éclats de ses toiles.

Le peintre a investi le plein-air du bâtiment de l’espace culturel pour une impressionnante démonstration artistique.Une femme à peine couverte dont le corps reçoit entièrement de la peinture et installée sur une sorte de trône doré et un tapis noir avec autour d’elle une poupée  manipulant un ordinateur et un danseur dans un mouvement continu, complexe et expressif. L’installation a pour thème « Divinités et croyances ». Et là-dedans, l’artiste a voulu révéler au public qui a effectué le déplacement, la préciosité de valeurs ancestrales et le poids que constitue la femme dans le monde spirituel. Pour y parvenir, l’auteur de l’œuvre a mis à contribution la rencontre entre les couleurs désignant les quatre éléments constitutifs de l’univers à savoir : l’air, l’eau, le feu et la terre. Ainsi, à travers la symbolique multicolore du bleu, du rouge, du blanc et du vert de putréfaction, l’artiste s’est évertué à toucher les sensibilités à travers le ‘’Gbéssissa’’ (l’incantation), le silence saisissant de l’univers cabalistique et l’accroche d’invocation des divinités du panthéon  Vodoun du Bénin à savoir : le Tchango, le Mammi Dan, le Atchinan, le Ninssouhoué ainsi que quelques maisons du Fâ. Aussi, les faits et gestes du danseur qui accompagnait l’artiste dans la performance retraçaient sans détour le mystère que couvrent  les réalités propres à l’Africain, notamment celui qui est attaché aux richesses endogènes. « Qui expose s’expose » dira la sœur religieuse Henriette Goussikindey pour répondre à la question relative au fait que l’artiste exposant se donne pour matière la femme à poil. ». Et à Laudamus de faire savoir que la femme reste l’être insondable entre le mystère et la réalité qui est encore à découvrir. « Attendons de voir la suite de la performance dans la rue. Sur un traineau la déesse et derrière une dizaine ou vingtaine de femmes en robes blanches avec des colliers longs jusqu'aux genoux. Nous guérirons des malades, et donnerons des enfants à celles qui en veulent, de l'argent à qui veut être riche. Il suffit de toucher ces pieds », promet l’artiste.

Teddy GANDIGBE


Matin Libre

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