Tournage de la série ‘’Terre des morts’’ : Le premier épisode est...

Tournage de la série ‘’Terre des morts’’ : Le premier épisode est dans la boite

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(Quand les fleurs se battent)
Dans le milieu de la cinématographie béninoise, Ignace Yèchénou ne cesse d’impressionner par son travail.‘’Togbo’’, comme on l’appel, revient une fois encore avec la réalisation d’une nouvelle série qui allie talent et qualité.

Matin libre : Vous venez de finir le tournage d’une nouvelle série ?

Ignace Yèchénou : Nous sommes en train de travailler dans le cadre de la production de la série ‘’terre des morts’’, série coproduite par l’Ortb et Bénin prospère production (Bpp). C’est l’histoire du personnage ’’Babalawo’’ qui va au cimetière, réveille un mort, lui permet de prendre sa peau d’homme vivant pour  lui raconter une histoire qui l’a marqué dans la vie. A la fin, l’homme  revient sur la tombe avec le personnage principal pour tirer les grandes leçons. Nous avons une dizaine d’histoires de ce genre à raconter pour cette première saison.Chaque épisode va durer 52 minutes. Le premier épisode que nous venons de tourner est ‘’Quand les fleurs se battent‘’.

Parlez-nous des détails techniques concernant ce premier épisode ?

Les tournages ont lieu à Cotonou, à Parakou et à Bohicon. Nous avons fait un casting à Cotonou et à Parakou, et nous avons choisis les meilleurs  qui ontprêté leur corps et leur voix aux personnages. Nous avons fait une dizaine de jours à Parakou,le reste à Cotonou et à Bohicon. Le film ne sera pas disponible tout suite. Cependant, nous comptons faire une première projection à Cotonou dans un cercle fermé des producteurs et des connaisseurs parce qu’on souhaite aller au Fespaco et si possible remporter des prix. Après les retours des uns et des autres, nous allons améliorer le travail afin de mettre toute les chances de notre côté et demontrer un cinéma béninoisde qualité au Fespaco. Le film sera diffusé ensuite sur les chaines internationales et bien évidemment sur l’Ortb.Nous avons envoyé un projet de financement à l’organisation internationale de la francophonie (Oif). Pour ce film, il faut environ 200.000.000f Cfa. Nous avons demandé une partie à la banque, le reste c’est l’Ortb et Bpp qui apportent également leur soutien. À part les fonds béninois qui sont mobilisés, nous attendons l’Oif qui va délibérer en octobre. Donc, comédiens et techniciens se sont donné la main, pour travailler. S’il faut attendre l’Oif, nous serons en retard pour le Fespaco. Les trois premiers épisodes seront donc tournés sur fonds propre.

Un mot pour la fin ?

Je profite pour remercier comédiens et techniciens qui ont accepté travailler sur ce film avec nous. Aujourd’hui, nous voulons un cinéma de qualité et je pense que les gens ont commencé par comprendre. Nous avons tourné au tribunal et au palais de justice de Parakou, ce qui n’était pas gagné d’avance. La police nous a laissé son véhicule, la mairie de Bohicon nous a permis de tourner au cimetière et le  super marché Erevan nous a aussi laissé son cadre. C’est la preuve que les autorités ont compris qu’il faut accompagner le cinéma.

Codjo Donatien SODEGLA(Stag.)


Matin Libre

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