Théâtre : Le Fitheb migratoire prend son envol à Natitingou

Théâtre : Le Fitheb migratoire prend son envol à Natitingou

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Comme promis par le directeur du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), Erick-Hector Hounkpê, la version « xwéxi » de la biennale a pris son envol depuis le mercredi 25 mai 2016 dernier à Natitingou. Et c’est parti pour sept mois bien comptés.

Le top du Fitheb migratoire est donné. La première étape, c’est Natitingou. Et c’est d’ailleurs la première fois que cette ville accueille les manifestations de ce festival. Une première qui a suscité un véritable engouement chez les populations autour des différents spectacles offerts. Le mercredi déjà, le Fitheb a pénétré les murs du Lycée des jeunes filles de Natitingou. Et ceci avec deux lectures scéniques qui ont mobilisé toutes les jeunes élèves internées dans le Lycée. La première lecture scénique porte sur la pièce « Le gong a bégayé » de l’écrivain Apollinaire Agbazahou. Une attention particulière des apprenantes a été notée. Et leur proviseur, Assouma Karimatou, est apparue bien séduite par la démarche du directeur du Fitheb, Erick-Hector Hounkpê. « Nous pensons que c’est une bonne initiative que d’avoir pensé au Lycée des jeunes filles de Natitingou dans la programmation du Fitheb migratoire. Comme vous l’avez constaté, les enfants en ont été émerveillés. La preuve, de riches débats ont suivi les deux lectures scéniques. Ce qui prouve bien l’intérêt pour les enfants de suivre ces spectacles », a-t-elle fait savoir.  Et ce qui l’émeut davantage, c’est le fait que la pièce « Le gong a bégayé soit un livre actuellement au programme ».  De la seconde lecture scénique intitulée « Il faut battre l’amour quand il est fou », une création de Jean-Paul Tooh-Tooh, Assouma Karimatou retient une leçon de morale qu’elle estime bien sensibilisatrice pour ses apprenantes. « Je retiens de cette lecture scénique qu’il n’est pas normal que deux sœurs se disputent un même homme  au point de se nuire mutuellement », a-t-elle conseillé. Et pour toutes ces raisons, elle ne veut qu’une seule chose aujourd’hui : « …Que les responsables du Fitheb continuent d’inscrire le Lycée des jeunes filles de Natitingou dans les programmations de la biennale. Ceci permettra  à nos apprenantes de faire de nouvelles expériences pour leur vie et pour leur épanouissement », a-t-elle suggéré.

A la 2ème journée du Fitheb migratoire à Natitingou, un exploit important a été réalisé : Le Fitheb a pu aller à la rencontre des élèves du Lycée militaire des jeunes filles  Général Mathieu Kérékoude Natitingou. Et si  les murs de ce Lycée dont les entrées sont méticuleusement filtrées par les militaires ont pu être franchis, c’est bien pour une raison simple que le Commandant du Lycée, Toussaint Gbèssèmèhlan, estime bien profitable pour ses protégées. « Si nous avons accepté accueillir les manifestations du Fitheb dans notre Lycée, c’est que nous avons estimé que ce sont des activités saines et profitables à nos élèves que le directeur du festival nous a proposées », a-t-il fait savoir. Et pour des centaines d’élèves qui y résident, toutes mobilisées pour les deux lectures scéniques-« Le gong a bégayé » et « Il faut battre l’amour quand il est fou »-, c’est également une source de joie. La preuve, à la fin des lectures scéniques, des questions sur le Fitheb et les auteurs des deux textes ont fusé de toutes parts. A l’occasion, le directeur du Fitheb a dû expliquer pendant plus d’une heure les tenants et les aboutissants du Fitheb et sensibilisé les élèves sur la nécessité de s’intéresser à la lecture et au théâtre. Des photos de famille ont été faites, des autographes ont été également signés. Et « un partenariat est d’ores et déjà envisagé » afin  que les empreintes du Fitheb dans ces deux lycées deviennent à jamais indélébiles.

Le 3ème jour du Fitheb migratoire a été notamment marqué par la soirée culturelle organisée à l’Espace TV5 de  Natitingou. « En organisant cette soirée culturelle, nous avons voulu donner les mêmes chances d’expression des talents à tous nos compatriotes béninois. Cela nous permettra en même temps de détecter quelques talents cachés que nous allons programmer pour les éditions à venir », a expliqué Erick-Hector Hounkpê à l’immense foule fortement mobilisée à cette soirée. Un public qui a eu droit à différents tableaux dont, entre autres, la danse traditionnelle, l’interprétation, les déclamations poétiques et le théâtre populaire.

Le samedi 28 mai 2016, la représentation du spectacle « Crime d’honneur » de Gisèle Adandédjan a bouclé la première étape du Fitheb migratoire 2016.  A cette soirée encore, le public était là. Et ceci malgré la forte pluie qui s’est abattue sur la ville dans la soirée. De toute évidence, le Fitheb migratoire est désormais une réalité. Rendez-vous est pris pour les autres villes dont, entre autres, Kandi, Savalou, Lokossa, Ouidah, Bohicon et autres.

Blog : Mémoiresdartistes

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