Théâtre d’ombres chinoises: Le génie créateur de la culture chinoise mis en...

Théâtre d’ombres chinoises: Le génie créateur de la culture chinoise mis en relief

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Le Centre culturel chinois a une fois encore égayé le public béninois venu assister au spectacle d’ombres chinoises le samedi 19 novembre dernier. C’est un excellent art folklorique populaire qui consiste à projeter sur un écran des ombres produites par des silhouettes que l’on interpose dans le faisceau lumineux.

Le théâtre d’ombres chinoises de Laoding que le Centre culturel chinois a présenté samedi dernier est né il y a plus de 700 ans. Plusieurs genres d’opéra ont été inspirés par le théâtre d’ombres. Les principes, techniques artistiques du théâtre d’ombres ont inspiré l’invention du cinéma et ont joué un rôle précurseur dans le développement des beaux-arts. Le théâtre d’ombres de Laoding taille ses personnages à partir de la peau d’âne et accorde assez d’importance aux contours externes.

Les artistes chinois à partir de ce spectacle ont montré au public le savoir-faire de la Chine à travers un condensé artistique de beaux-arts folkloriques de musique, de danse et de récits ayant une relation étroite avec la religion, les us et coutumes, les opéras et la culture chinoise. Il ne constitue pas un ensemble isolé mais une partie intégrante de la culture, de la religion et de la philosophie chinoise.
« La tortue et la grue » et « La montagne de flammes » sont les deux pièces que les artistes ont présentées. La première est une pièce folklorique de la ville de Laoding en Chine. Dans cette pièce, au lever du soleil, la grue vole et vient sur un rocher au bord de l’eau. Elle chante, s’amuse avec ses plumes et se montre en belle forme. Un instant, une tortue grimpe sur le rocher. Soudain, une lutte se déclenche entre les deux. La tortue, rusée, retire sa tête sous sa carapace et laisse la grue frustrée sur le rocher. Dans sa revanche, la grue prend tout son temps à attendre et jusqu’au moment où la tortue ressort sa tête de l’eau, la grue la saisit par le cou puis s’envola avec son trophée.
La seconde pièce « La montagne de flammes » est inspirée d'un roman chinois de l’époque de la dynastie des Ming intitulé «La pérégrination vers l’Ouest ». Dans cet extrait, les artistes, par leur ingéniosité, ont fait voir au public le moine bouddhiste Tangserg et ses quatre compagnons qui sont en route pour le pays de l’Ouest afin de collecter des canons bouddhiques. Ils doivent traverser sur leur chemin la montagne de flammes, effleurer la braise et le feu. Proche de ladite montagne, ils ont besoin d’emprunter l’éventail magique Bajaoshan de Laocha, femme du roi démon Niumo, pour éteindre le feu. Mais Laocha ne veut pas leur prêter cet éventail magique, ce qui a déclenché un combat atroce. Le roi singe et le porc zhuibaje sont sortis vainqueurs de ce combat et ont réussi à s'emparer dudit éventail. Ils ont ensuite éteint le feu sur leur chemin et ont pu se frayer un passage pour continuer leur aventure vers le pays de l’Ouest.
En marge du spectacle « Théâtre d’ombres chinoises », la rentrée officielle des classes au Centre culturel chinois a été lancée par le directeur Jun Weï. Il a invité élèves, parents d’élèves et enseignants au courage et leur a souhaité pleins succès?

Esther TOFFOUN (Stag)

aCotonou

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