Protestation dans le milieu artistique: Le «Mercredi rouge des artistes» pose ses...

Protestation dans le milieu artistique: Le «Mercredi rouge des artistes» pose ses exigences

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Ceux qui rêvent de l’accalmie dans le rang des acteurs culturels devront patienter. A mesure que passent les jours, la contestation s’enfle et la protestation flambe. Le dernier mouvement mis en place à ce propos a nom : « Mercredi rouge des artistes».

La lutte entre les pro et anti-réformes du secteur culturel n’est pas vraiment le souci majeur des artistes géniteurs du «Mercredi rouge des artistes». Ceux-ci veulent plutôt que la lutte contre la piraterie s’accentuent. Face aux médias, mercredi 22 juin dernier, les géniteurs dudit mouvement par le biais de leur porte-parole, Gratien Yaovi Tossou ont rappelé que la piraterie est une gangrène qui paralyse le secteur artistique et que seul l’Etat a la force publique de protéger les œuvres artistiques sur toute l’étendue du territoire national. De leurs explications, il ressort que les activités du Comité national de lutte contre la piraterie (Cnlp) piétinent. «Le premier comité de gestion de la Cnlp installé a reçu les fonds alloués pour faire le travail. Un rapport aurait été déposé en fin de mandat pour permettre au comité entrant de savoir comment et par où entamer la lutte», ont’ils déclaré. Selon eux, l’installation du nouveau comité de gestion depuis environ un an, rien n’est fait et ce comité n’a pas été doté du fonds de roulement effectif pour faire ses activités. Autant de choses qui amènent le mouvement «Mercredi rouge des artistes» à demander une augmentation du budget et la mise à disposition effective du fonds alloué à la Cnlp, la création des cellules de base dans les départements pour décentraliser la lutte contre la piraterie et les doter de moyens, la création d’une police artistique et culturelle… Toute chose qui, disent-ils, permettra effectivement de répondre aux difficultés que rencontrent les artistes pour joindre les deux bouts et pourra déboucher sur la création d’emplois.

Yaovi Tossou et les siens ont profité de cette sortie pour se prononcer sur la situation relative à l’utilisation des œuvres artistiques, notamment musicales par les réseaux de téléphonie mobile. A ce sujet, soutiennent-ils, le Conseil d’administration du Bureau béninois des droits d’auteur et des droits voisins (Bubedra) a également mené des démarches vers lesdits réseaux pour revoir à la hausse des taux payés sur exploitation des œuvres. «La hausse est acceptée et l’accord également a été conclu. Mais la mise en application traine. Il faut donc que notre ministre de tutelle fasse diligence afin que l’Autorité de régularisation des postes et télécommunications puisse demander l’application de ces directives», propose Yaovi Tossou. La satisfaction de ces préoccupations auxquelles s’ajoutent d’autres portant sur les droits voisins devraient suffire à renflouer la caisse du Bubedra pour permettre à la filière des arts et cultures de se développer sans l’aide de l’Etat, pensent les artistes membres du mouvement.

Josué F. MEHOUENOU

aCotonou

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