Profil de l’artiste musicien Jean Adagbénon : Le vrai sens de la...

Profil de l’artiste musicien Jean Adagbénon : Le vrai sens de la musique, un talent qui fait la fierté

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Il est autodidacte avec un cœur entièrement dévolu à l’art de la musique. Jean Adagbénon fait partie de l’un des rares réserves de la musique béninoise en matière de connaissance. Le polyvalent musicien s’est illustré sur la scène béninoise par nombre de ses morceaux qui ont conquis le cœur des mélomanes. Avec ‘’Zémi’’l’artiste a réussi à faire la liesse autour de lui pendant longtemps. Mais avant d’en arriver à ce stade, le chemin a commencé à une époque lointaine, aux environs des années 81 au Collège Sègbèya.Alors Batteur, Jean Adagbénon a cultivé le talent au chevet de grands noms de la musique Africaine. Après son étape d’amateur dans les murs du collège, l’artiste s’est retrouvé au contact du nigérian Fèmi Kuti, le fils du grand Fèla Anipolako Kuti, l’icône du Jazz africain. Avec lui, il a fait la scène avant que son chemin ne croise celui du fulgurant saxophoniste Manu Dibango, puis un peu plus tard, celui de Salife Kéita.« Mes débuts dans le monde musical remontent pratiquement à mon enfance. J’ai joué dans plusieurs festivals en Afrique ainsi qu’en Europe. On peut citer Sfink’s festival ( Belgique), Dranuter Folk Festival ( Belgique) Alafia Benin( Belgique), Jazz à Ouaga ( Burkina faso), Festival du théâtre des Réalités ( Mali), Le Zig Zag ( Aix-en-Provence), Music hors-piste (Les 2 Alpes), Benin en Provence (2001-2002-2003), Masa ( Côte d’Ivoire), etc. J’ai fait nombre de concerts dans les Centres culturels français (CCF) de Cotonou, Parakou et ceux des pays limitrophes», va-t-il préciser pour mettre un accent particulier sur son palmarès. A la suite de ses nombreuses tournées effectuées sous la coupole de ces patriarches de la musique africaine, Jean Adagbénon a jugé utile de retourner au pays pour mettre à contribution les connaissances capitalisées en vue d’impulser, à sa manière,la dynamique d’enrichissement du secteur musical au Bénin. Aujourd’hui, celui-là qui mérite d’être également appelé homme-orchestre s’investi dans la formation de ceux qui aspirent à faire carrière dans la musique comme lui.Le batteur, percussionniste, guitariste et soliste,s’emploie tant bien que mal à léguer ses valeurs. Pour cela nombre d’œuvres musicales sont déjà laissées à la postérité.

Discographie

A son actif, une bonne dizaine de disques. « Ma discographie est composée d’une dizaine d’albums. Entre autre je peux citer, « Bernardo Sandoval Palan’té » (vidéo) en 2006, « Négriluz » (audio) en 2004, « Océanique compilation » sorti par le Centre culturel en 2001, « Les mélodies du Benin » sorti par RFI en 2003. J’ai eu des auto productions comme « Yopo tché » en 1998, « Ilé » en 2000, « Zéïaga » en 2004, « Cèbo » en 2007 et bien sûr le tout dernier opus intitulé « Pour ta gloire Seigneur » cette année 2011. J’ai eu aussi quelques feats dont « Gosubogowa » avec Secteurs Trema », mentionne la vedette. Aujourd’hui, de la variété de rythmes et styles que l’artiste a fait savourer au public béninois, un concept se travaille dans le but de donner un sens unique de goût à son art. ‘’Le Masgo’’,Une conception musicale qui gagnera d’ici peu tous les hameaux du pays pour faire gesticuler tout le monde.

Teddy GANDIGBE

Matin Libre

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