Production discographique : Hoxo, la nouvelle étoile qui déchire bientôt le ciel...

Production discographique : Hoxo, la nouvelle étoile qui déchire bientôt le ciel musical béninois

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Elle a un timbre vocal atypique. Un volume énorme et impressionnant dans l’abdomen. A l’écouter, Angélique Kidjo n’est plus loin. Mais une chose, elle chante d’une manière originale les réalités relatives à sa propre vie. Nayel Yélouassi à l’état civil, l’artiste chanteuse ‘’Hoxo’’ s’apprête à prendre d’assaut le marché du disque béninois avec son nouvel album après un premier tenté sans grand succès en 2010.

Son nom d’artiste l’indique clairement, ‘’Hoxo’’. Elle est jumelle et mère de jumelle. Et pour cette raison,Nayel Yélouassi vient conquérir le marché de la musique avec son nouvel album intitulé ‘’Hoxo’’.Ainsi,pour matérialiser en double le succès de ses projets. Piloté depuis peu par le promoteur culturel Eric Gbèha, responsable de la structure de promotion des artistes ‘’Nxunumondo’’, Nayel est en mode traditionnelle pastichée à du Jazz et de la Blues sur ses morceaux. Elle convainc nettement par sa puissance vocale et sa capacité d’aller et de revenir entre l’aiguë et le grave. Un pur produit de l’école musicale scolaire, ‘’Hoxo’’ n’a pas écourté son chemin de préparation professionnelle dans les sérails  du monde des collèges. Comme tout bon musicien, elle a passé sa compétence à la loupe des chorales avant d’infiltrer le monde de la musique à proprement parler. Aujourd’hui, l’artiste, sous la supervision de Eric Gbèha, se prépare à mettre sur le marché discographique béninois un opus de huit titres à savoir : ‘’Amajikpè’’, ‘’Salou’’, ‘’Ahouanchémè’’, ‘’Aguidigban’’, ‘’Fadji’’, ‘’To ché Houindo’’, ‘’Béhanzin’’ et ‘’Hoxo’’ le titre éponyme de l’album. « Entre temps, j’aidû faire un tour dans nos couvents pour pouvoir puiser des richesses laissées par nos parents en matière de la musique », mentionne l’artiste pour révéler, à qui se pose la question sur l’origine de son inspiration, la souche de son talent. Puis, il faut l’écouter pour apprécier à sa juste valeur la qualité dont l’artiste fait montre dans la prestation. Nayel distille des chants composés en général en langue locale, surtout en fongbé, mais un fongbé du fin fond d’Abomey. A la clé, des messages poignants et chargés de philosophie qui clament la force de l’artiste et qui priment à prendre la défense de son géniteur, lui aussi chanteur, mais dont la prospérité musicale a été écourtée par la mort. « Elle a une chose d’indescriptible à vendre en matière de la voix, de l’approche et de la recherche musicale », martèle Eric Gbèha avant d’ajouter que pour de tel talent, le pouvoir central devrait dépêcher des mesures adéquates et appropriées pour les encourager afin de les booster et obtenir d’eux des produits finis qu’on peut vendre à l’international. « Après Angélique Kidjo et autres, nous avons besoin d’autres graines de stars à l’international pour maintenir haut le flambeau béninois ». Va-t-il faire observer.

Teddy GANDIGBE


Matin Libre

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