Le débat sur la restitution d’œuvres d’art s’invite au Parcours du monde

Le débat sur la restitution d’œuvres d’art s’invite au Parcours du monde

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Tout le monde en parle, le musée du quai Branly l’a fait, à Paris. A l'occasion du Parcours des mondes (le plus grand rendez-vous des arts premiers se tient jusqu’au 11 septembre), l’institution phare des cultures du monde a célébré la restitution d’une œuvre d’art africaine volée. Non, il ne s’agit pas d’une sculpture béninoise, mais gabonaise. Et le musée du quai Branly ne l’a pas rendue, mais récupérée. Entretemps, en coulisse, un autre débat continue : celui autour de la demande officielle du gouvernement béninois adressée à la France de restituer les œuvres « pillées » pendant la conquête coloniale. Enquête.

La restitution du Mbumba, « un grand événement »

Elle a les yeux et la bouche grands ouverts. Une tête mystérieuse. Une statuette magnifique. Dans les années 1950, ce Mbumba au long cou du peuple Tsogho du Gabon faisait partie des collections du Musée du Trocadéro, et puis il a été volé. Le 7 septembre, à l’occasion d’une sublime exposition sur l’art des Tsogho à la galerie Bernard Dulon, il a été officiellement restitué par un collectionneur européen aux collections nationales, en présence de toute la direction du musée du Quai Branly. Pour son président, Stéphane Martin, ce fut « un grand événement ».

L’avocat bruxellois Yves-Bernard Debie avait accompagné la restitution. Il révèle que « c’est assez rare qu’une œuvre soit restituée au musée, parce qu’il faut d’abord que l’œuvre soit identifiée. Ensuite il faut que le client fasse la démarche. » Mais « la restitution était assez rapide, parce que le musée a vraiment un regard bienveillant. Du moment où l’œuvre est identifiée, on prend contact avec le quai Branly et ils acceptent la restitution d’une manière très simple. »

aCotonou

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