La libre circulation dans la zone Ouest-africaine dénoncée par un artisan béninois

La libre circulation dans la zone Ouest-africaine dénoncée par un artisan béninois

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La libre circulation dans la zone de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ‘’préoccupe’’ des ressortissants de cet espace qui ‘’regrettent’’ en la matière, le manque de coopération entre les pays de cette sous-région.

Yacouba Yorou, promoteur d’un atelier de soudure et de fabrication de machine agro-alimentaire à Parakou au Benin, dénonce dans un entretien à APA, les entraves liées à la circulation libre circulation dans la sous-région ouest-africaine.

Cet artisan béninois venu prendre part au Marché ivoirien de l’artisanat (MIVA) qui s’achève, dimanche, dans la capitale économique ivoirienne, a un souvenir amer de son voyage par la voie terrestre avec ses ‘’productions’’, fruits de plusieurs heures de réflexions intenses.

‘’On m’a beaucoup fatigué. Dans les différentes frontières et surtout en Côte d’Ivoire, on m’a demandé de dédouaner mes marchandises, malgré la lettre qui confirme ma participation à ce marché. Il a fallu l’intervention du Commissaire du MIVA’’ explique Yacouba Yorou, qui plaide pour que les autorités politiques encouragent les artisans.

‘’Nous ne sommes pas des commerçants. Nous sommes des artisans’’, souligne-t-il regrettant ‘’le manque de coopération dans la sous-région’’.

Malgré ses difficultés rencontrées, Yacouba Yorou, qui emploie sept personnes, dans son atelier à Parakou (la plus grande ville du nord du Bénin), tous déclarés à la caisse nationale de prévoyance sociale de son pays, dit être fier de pratiquer ce métier.

‘’Je suis très fier. Je connais la valeur de ce que je sais fait’’, vante M. Yorou, âgé de 31 ans et totalisant une dizaine d’années d’expérience dans ce métier avec à la clé de nombreux prix glanés. ‘’J’ai remporté le prix national du Salon national du bénin+SNAB+ en 2014, le premier prix du Président de la République en 2016, le prix agro-pastoral, des prix d’encouragement de l’UEMOA », égrène-t-il avec passion.

A la question d’en savoir plus sur le dernier prix reçu de l’institution monétaire régionale. Cet entrepreneur affiche un sourire et répond : ‘’un diplôme plus un chèque’’. Ce résident de Parakou a de nombreuses expertises à son actif. Il produit en effet des ‘’broyeurs pour faire de l’attiéké (semoules de manioc), des moulins à céréales qui écrasent le maïs une fois, des machines qui écrasent des sacs de mais en 40 minutes.

‘’Nous avons aussi des capsuleurs pour les dames qui font la transformation de jus à embouteiller des bouteille, des presseuses à jus, égreneuses, batteuses de riz, de mil’’ ajoute Yacouba Yorou .

A la jeunesse africaine, ce spécialiste en machine agro-industriel, conseille la seule voie de l’entrepreneuriat. ‘’L’artisanat est plus important que le bureau. On ne peut pas tous travailler à la fonction publique. Je ne sais pas si quelqu’un peut m’engager et me payer ce que je veux’’,a-t-il conclu

SY/ls/APA

aCotonou

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