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Jospinto au sujet de son entrée dans le groupe Africando : « Ce n’est pas une mince affaire…»

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L’artiste chanteur béninois Florent José Alapini, connu sous le pseudonyme de ‘’Jospinto’’ a effectué son entrée dans le groupe panafricain de salsa, Africando, il y a peu. Il y était admis pour assurer la place laissée par l’un des  monuments de la musique béninoise Gnonas Pedro. Mais depuis bientôt cinq ans la visibilité attendue des mélomanes se fait désirer. L’artiste en parle.

Quand on dit Jospinto, c’est quelqu’un qu’on a connu dans ce pays qui a fait la salsa, qui a beaucoup joué et puis après il y a eu son entrée dans le groupe panafricain de salsa  « Africando ». Dans le temps il y a eu beaucoup de remous, beaucoup de bataille médiatique, aujourd’hui on en est où avec Jospinto et le groupe Africando ?

Florent José Alapini alias ‘’Jospinto’’ : Je crois c’est devenu  une réalité parce que cela fait près de 05 ans que nous tournons et nous avons sanctionné ce partenariat par un album sur lequel le Bénin a eu la primeur d’avoir deux titres. L’album s’intitule « visa africando» donc tout se passe bien. Mais ses derniers  temps, nous avons moins de spectacle compte tenu du changement à la tête du groupe Africando. Ibrahim Silla le promoteur du groupe ou du moins le fondateur de « Africando » n’est plus (paix à son âme) donc il fallait trouver quelqu’un qui pusse le remplacer et donc la succession est passée aux mains de sa fille en la personne de Binitou Silla qui est bien placée pour conduire les destinées du groupe. Il faut reconnaitre que nous sommes en pleine restructuration, ce qui fait qu’il y a un vide qui s’observe actuellement. Mais je crois que d’ici là,le vide sera comblé et tout rentrera dans l’ordre.

D’aucuns estiment que depuis que l’icône Gnonas Pédro est parti, vous étiez admis pour le remplacer mais qu’on ne vous sent pas, on ne vous voit pas et ça ne s’anime pas comme au temps de Gnonas Pédro. Qu’est-ce que vous en dites?

Il faut reconnaitre que chacun a sa manière de communiquer. Moi je n’aime pas trop la télé, se donner de la visibilité, parler tout le temps, ce n’est pas trop mon fort. Je pense que dans le temps, tout ce qui se faisait n’était pas connu du monde médiatique mais nous avons essayé de pousser pour être là aujourd’hui et quand on y est, il fallait respecter les règles du jeu.Ces règles du jeu, ne nous permettaient pas de nous substituer au porte-parole du ou au chargé à la communication du groupe Africando. Ce qui nous concerne vraiment, en tant que Jospinto, même la promotion du nouvel album, nous n’avons pas la primeur. Nous sommes là.Nous sommes assujettis au plan de communication du groupe Africando. Mais tout se met en œuvre pour que d’ici là, le groupe soit bien positionné et bien visible en Afrique et dans le monde. On s’y  attelle et vous devez comprendre qu’un regroupement d’artistes de renoms,de différentspays, se retrouver, parler d’une même voix,ce n’est pas forcément chose facile.Vous devez concevoir les choses  de la même façon, vraiment ce n’est pas facile mais on s’y attèle.

Avant votre entrée au groupe Africando il y avait eu toute une bataille, qui vous avait mis au prise avec Laurent Hounsavi, Joël Lawani, Bayo Agonglo, le jeune Belmond-Z, etc. Nous avons connu des cas accidents de certains, la mort s’est emparée d’autres et d’aucuns pensent que cela a un lien avec votre résistance?

Je ne pense pas parce que moi, la validation de mon entrée dans le groupe Africando s’est faite depuis longtemps donc les décès ou les accidents survenus après n’ont rien à voir avec mon entrée. Moi, si je dois vous dire tout ce qui s’est passé, tout le sacrifice que j’ai eu à faire surtout financier, pour pouvoir honorer et ma disponibilité à participer de façon bénévole aux travaux  afin de pouvoir prouver que j’étais à la hauteur, ce n’est pas une mince affaire et ce n’est pas la volonté étatique qui m’a amenélà. C’est une volonté personnelle et ceci dit,  pour les autres qui pensaient la même chose et qui voulaient la même chose que moi, il y avait aucune barrière, personne ne les a empêchés de forcer la barrière et d’y aller. Moi pour cette cause,il m’est arrivé de prendre un billet, un visa et de me retrouver en France pour trois mois à mes propres frais et grâce à mes relations. Combien d’artistes pouvaient se sacrifier de cette manière-làpour  atteindre un objectif qui est aussi important, ce n’est pas évident. Il faut donc comprendre que « qui voyage loin, ménage sa monture »

Jospinto c’est Africando et sa carrière. C’est quoi sa carrière aujourd’hui ?

Nous sommes auto producteur de nos œuvres et c’est un rôle qu’on n’aurait pas voulu jouer parce que le professionnalisme en la matière ne le souhaitait pas. Mais nous, on était condamné à le jouer parce qu’on avait une ambition, on avait la possibilité parce qu’il fallait y aller et nous sommes au cinquième album auto produit. Nous sommes dans une dynamique de changer la donne.Nous avons prouvé et maintenant c’est le moment d’aller à l’autre étape.L’autre étape c’est d’appartenir à uneécurie, une grande maison de disque et pour appartenir à une maison de disque, ce n’est pas donné à tout le monde. Ce sont ces contacts que nous essayons de créer et de renforcer. Notre grande difficulté est que nous n’avons plus de marché au Bénin. Le marché du disque n’existe pratiquement plus,il ne faut pas produire pour produire, pour les beaux yeux de quelqu’un. Il faut produire afin de pouvoir rentabiliser  et  pour en vivre aussi. Nous sommes donc à un stade où il faut s’arrêter, analyser et remonter la pente. Mais avant, nous avons un projet qui nous est très cher  « les 25 ans de carrière »que nous sommes en train de préparer.Nous ne comptons pas les années de faisabilité. Le comité d’organisation s’attèle pour que d’ici là, une conférence de presse vienne sanctionner tout cela afin de permettre aux organes de presse de nous soutenir.

Teddy GANDIGBE


Matin Libre

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