«Il faut investir dans l’art et surtout le théâtre»

«Il faut investir dans l’art et surtout le théâtre»

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Après une tournée qui l'a amené aux journées théâtrales de Carthage, en Tunisie puis au Burkina Faso, le comédien béninois Ezéchiel Dakpo révèle les merveilles et les opportunités qu'offre le 7è art lorsqu'il y investit. Entretien.

Matin Libre : Parlez-nous de la tournée avec le spectacle Roméo et Juliette ?

Franck Dakpo : Nous étions sur les journées théâtrales de Carthage, avec le spectacle Roméo et Juliette. En Tunisie nous avons joué deux fois. Actuellement nous sommes à Ouagadougou (Burkina Faso) qui est une tournée financée par Wallonie Bruxelles internationale. C'est une institution qui accompagne le programme depuis son début. Comme c'est un spectacle mixte réunissant le Bénin, la Belgique, la Guyane et le Burkina Faso, après avoir joué au Bénin en Belgique et en Guyane nous avons demandé à Wallonie Bruxelles internationale de nous accompagner pour la Tunisie et le Burkina Faso.

Que retenez-vous de l'expédition de Carthage ?

Aujourd'hui, il faut essayer de rapprocher le théâtre des spectateurs en créant beaucoup plus de spectacles accessibles du point de vue de la langue. Plus ils comprennent, plus ils sont intéressés et mieux se porte le théâtre. Il faut aussi reconnaitre qu'il y a de bons acteurs au Bénin. La preuve,le Bénin était représenté à l'ouverture du festival avec deux compatriotes. Guy Kponhento et MaryamDarra ont joué dans la création internationale ''le Radeau'' mise en scène par une tunisienne

Sans oublier le théâtre des ''diseurs de vérité'' de Nicolas de Dravo qui est aussi programmé.

Vous n'êtes que deux béninois dans Roméo et Juliette. Comment cela s'explique-t-il ?

En fait Roméo et Juliette est un projet qui est né après une rencontre des artistes de différents pays. Tout a commencé en 2009 quand Marie Vaiana et Gaëlle Gourvennec toutes deux belges étaient de passage au Bénin pour un spectacle intitulé Gustave et Antoine, spectacle après lequel elles ont donné un atelier d'écriture et d'improvisation corporelle. C'est là qu'a eu lieu la rencontre avec nous les béninois Serge Dahoui et moi. Après réflexions, une fois dans leur pays, nous avons décidé de travailler ensemble en initiant le spectacle Roméo et Juliette

Pour la création proprement dite, nous avons travaillé une première fois au Bénin en décembre 2013 pour la phase exploratoire du projet et ensuite en novembre 2014. Donc de novembre à fin décembre et puis on a joué en janvier 2015 pendant 2jours à l'Institut français de Cotonou

Un mot pour finir ?

Il faut aujourd'hui que les gens comprennent qu'il faut investir dans l'art et surtout dans le théâtre et les festivals car cela amène beaucoup de touristes pour le pays.Beaucoup de pays ont compris et ça leur marche bien.

Propos recueillis par Donatien Sèdégla Codjo (Stg)


Matin Libre

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