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Hommage à Jean Pliya : Une conférence fait revisiter le patriarche à travers ses œuvres

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(Une richesse culturelle partie en fumée)
L’écrivain Jean Pliya a été célébré par la communauté littéraire béninoise hier, jeudi 10 mars 2016, à la paillote de l’institut français de Cotonou.

Le prolifique auteur et ses œuvres étaient au cœur d’un riche panel qui a permis aux universitaires, amoureux et fanatiques des belles Lettres, ayant effectué le déplacement de l’ex centre culturel français, de redécouvrir l’immense valeur culturelle, Jean Pliya.‘’Un grand homme, un grand écrivain’’ c’est le thème qui a meublé les échanges. L’enseignant chercheur Raphaël Yébou, spécialiste de la grammaire et son collègue Fernand Nouwligbèto appuyé de leur maître Adrien Huannouont passé à la loupe l’un des ouvrages phares du patriarche,‘’Les tresseurs de corde’’.Parallèlement,‘’Le gardien de la nuit’’, ‘’L’arbre Fétiche’’ et d’autres productions littéraires du regretté écrivain ont subi la rigueur des théories et approches pourmettre davantage en lumière et provoquer l’admiration des participants à la rencontre sur la richesse de leur contenu. Dans une démarche sociocritique, le Docteur Fernand Nouwligbèto a essayé de rendre compte du grand travail qu’a effectué Jean Pliyasur la mise en valeur des réalités culturelles propres au Bénin à travers son œuvre. Jean Pliya a réussi à restaurer l’histoire à travers ses œuvres. Il a, par ailleurs, su maintenir le mythe qui entoure le conquérant Béhanzin, va-t-il fait comprendre en conclusion à son intervention. Pour le grammairien Raphaël Yébou, l’emprunt des constructions des langues locales dans les livres de Jean Pliya, notamment ‘’Les tresseurs de Corde’’ redonne une dimension stylistique inimaginable aux œuvres de l’écrivain. Entre autres emprunts mentionnés par l’universitaire à l’occasion, on peut citer :« ayanou » qui, littéralement traduit, indique quelqu’un qui éprouve l’incapacité de tenir sa langue. A côté il y a également « il y a quelqu’un qui n’aime pas ton odeur » qui traduit quelqu’un te déteste. Ainsi, le public de l’institut français a été emballé dans la chaleur de Jean Pliya par le truchement de ses œuvres. Et de l’au-delà,cette pierre angulaire de la littérature béninoise, qui a su laissé à la postérité un héritage salvateur, doit pouvoir jouir de cet hommage qui s’est soldé par un de ses portraits savamment réalisé par un talentueux artiste.

Teddy GANDIGBE

Matin Libre

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