Festival international des danses et percussions du Bénin : Les innovations majeures...

Festival international des danses et percussions du Bénin : Les innovations majeures de la cinquième édition

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Après quatre éditions successives auréolées de succès, le Festival international des danses et percussions aura lieu, pour la cinquième fois consécutive dans les tout prochains jours avec une programmation alléchante et de nombreuses innovations.

Le Bénin peut tirer de nombreux profits de la position du premier responsable de la troupe « Les as du Bénin », investi depuis peu, président Afrique des organisateurs de festival de danse dans le monde et dont le siège se trouve en Corée. Cette place, Stanislas Dègbo compte bien l’occuper, mais entend surtout faire profiter aux troupes de danse de son pays, tous les avantages que cela peut procurer. C’est ce qui justifie, explique-t-il, le choix fait par lui et son comité d’organisation, de revoir le calendrier de déroulement du Festival international des danses et percussions qu’il organise depuis cinq ans. Cette année, selon Stanislas Dègbo, pour le compte de la cinquième édition, une pause sera marquée pour donner de nouvelles orientations au festival et accroître les chances des troupes qui y participent à diffuser leurs spectacles de danse un peu partout sur le continent. Habituellement organisée au mois de décembre, l’édition 2016 s’organisera en septembre. Ce qui permettra, indique Stanislas Dègbo, de soumettre aux assises internationales des organisateurs de festival de danse, les dossiers des troupes béninoises et de les faire participer à la sélection des troupes qui feront le tour du monde en diffusant leurs créations.

Ce réaménagement leur est parvenu après les quatre précédentes éditions qui ont vu la victoire des ensembles artistiques Ashakata de Porto-Novo, Oshala de Godomey, Tonassé et Océan. Au lieu de lancer la procédure habituelle pour sélectionner les troupes devant prendre part au Festival international des danses et percussions, il a été question cette année de rappeler les gagnants des quatre premières éditions pour les mettre en compétition. Une manière, précise Stanislas Dègbo de jauger leur niveau de compétitivité et de s’assurer que ces danseurs continuent d’être en phase avec les exigences de leur art. L’issue de la compétition, à l’en croire, sera toute bénéfique pour le vainqueur qui fera tourner des spectacles de danse d’abord dans les pays de la sous-région, ensuite au plan africain puis enfin, dans le monde.
L’autre innovation sur laquelle insiste Stanislas Dègbo, c’est le choix des thématiques de création. « Chaque année, on a le plaisir de mettre en compétition des spectacles de danse créés à partir de thème librement choisi par les groupes. Mais ce sont les spectacles thématiques qui intéressent désormais les groupes. Comme le théâtre, un spectacle de danse doit développer un thème. Pour encourager les groupes à travailler dans ce sens, nous avons voulu marquer », explique-t-il. Cette option selon cet acteur averti du milieu de la danse permettra de rendre plus compétitives les danses béninoises. Et s’il y tient autant, c’est, dit-il, pour éviter que le Bénin qui coordonne les activités de la zone Afrique des organisateurs de festival dans le monde, ne fasse pas piètre figure à l’occasion de ses sorties à l’extérieur. Le week-end prochain, pour le compte de la cinquième édition du Festival international des danses et percussions, c’est la commune d’Abomey-Calavi qui sera à l’honneur avec de nombreuses attractions. D’ici là, le festival s’ouvrira aux troupes étrangères qui ne cessent d’en faire la demande?

Josué F. MEHOUENOU

aCotonou

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