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Diffusion exclusive du film ‘’L’orage Africain’’ : Sylvestre Amoussou crève l’abcès du Néocolonialisme

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(Une surprenante détermination)
La nouvelle production cinématographique du cinéaste béninois, Sylvestre Amoussou, a été visionnée en exclusivité  par les hommes des médias, jeudi 27 octobre 2016, à l’espace culturel Artisttik Africa dirigé par l’ancien directeur par intérim du Fitheb, Ousmane Alédji.‘’L’orage Africain’’ est le troisième coup de feu que donne l’artiste réalisateur, en terme de long métrage,  après ‘’Africa paradis’’ et ‘’Un pas en avant, le dessous de la corruption’’.

Le film frappe de plein fouet le néocolonialisme, l’impérialisme et ses corolaires. ‘’L’orage Africain’’ du cinéaste béninois Sylvestre Amoussou dévoile le sombre couloir qui entretient et engendre toutes les tempêtes qui secouent l’Afrique en terme de conflit. En effet, le continent semble être indépendant. Mais l’artiste en propose une lecture bien triste. Dans une fiction dont la trame d’environ 1 heure 30 est taillée sur mesure, les acteurs ont évolué dans un espace bien défini, ‘’le Tanga’’. Un pays dont le sous-sol est jonché de mine de tout genre, dirigé par le président ‘’Essogbé’’, fraîchement et démocratiquement élu. Il a fallu que ce dernier prenne la fatale décision de nationaliser toutes les entreprises étrangères d’exploitation de ressources minières implantées sur son territoire pour que,le démon qui dévore le système démocratique en Afrique plane à la surface. Il a nom, selon le film, les Européens, les Asiatiques, les Américains, bref le grand Nord contre le sud que représente l’Afrique.Cette décision du Président a coûté aux ‘’Tangarais’’massacre, pillage, viole, vol, en tout cas les pires exactions qu’aucun humain ne pourrait supporter, et même des menaces de mort aux hommes des médias locaux. Ceci, juste parce que les expatriés qui pilotent les entreprises concernées par la décision patriotique ne seraient pas d’accord. Et à cet effet, ils ont au sein d’eux une dame spécialiste des genres de situation en Afrique. ‘’Madame Afrique’’ met systématiquement à feu et à sang tous les pays africains qui osent prendre de telles décisions visant l’autonomisation. « J’ai déjà fait ça dans plusieurs pays Africain », clame-t-elle avec fierté dans le film devant ses partenaires lors du conclave qui allait sceller le sort de ‘’Tanga’’. Dans leur cynique plan, ils s’arrangent pour embarquer des décideurs Africains, un premier ministre par exemple, pour pouvoir semer sans emprunte la zizanie et le chaos. Et quand la situation se présente comme cela, démontre l’intrigue, le grand absent, c’est la communauté internationale, l’Onu et autres institutions internationales qui jouent le médecin après la mort dans les crises en Afrique.

Teddy GANDIGBE


Matin Libre

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