Décès de Queen Fafa : Le Bénin pleure une de ses valeurs...

Décès de Queen Fafa : Le Bénin pleure une de ses valeurs sûres

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C’est avec consternation que le peuple béninois a appris la mort de l’agent principale de la communication du réseau de téléphonie mobile Glo. Randolphe Ahouéfa à l’Etat civil, Queen Fafa a tiré sa révérence dans la journée du mercredi 13 avril dernier dans un hôtel en Afrique du Sud des suites d’une maladie.La dépouille a foulé déjà le sol béninois depuis hier dimanche 17 avril. Découvrez à travers cet élément qui est Queen Fafa.

La quarantaine environ, la regrettée Queen Fafa s’est révélée comme une véritable passionnée du monde artistique et culturel de son pays. De son vrai nom Ahouéfa Randolphe, son métier de présentatrice à Golfe Fm lui a permis d’accrocher plus d’un, et très tôt, elle est sollicitée pour animer de grandes scènes culturelles d’ici et d’ailleurs. Née d’un père diplomate, elle était célibataire sans enfant ; l’aînée d’une famille monogame de trois (03) enfants. Son côté artistique, son talent de pouvoir interpréter des vedettes de grandes renommées avec sa belle voix ont élargi son champs, et plus que jamais, QueenFafa réussit à s’imposer partout où elle intervient. Communicatrice de formation, elle était depuis l’implantation de la maison de téléphonie Mobile Glo au Bénin, membre à l’échelle nationale de la cellule de communication de la succursale de l’entreprise.Grâce à sa position dans cette maison internationale de communication, elle a permis à plusieurs artistes béninois de pouvoir bénéficier des appuis. Après Zeynab depuis plusieurs années, les derniers en date qu’elle a aidés pour intégrer le lobbying sont Sessimè et Don Métok.

Loth Houssou

Des amis livrent leur sentiment…


Alli Wassi Sissy (Fondateur Golden Int’ Promotion)
« Je l’ai connue quand elle était à Golfe. On n’était pas encore amis, et avec sa très belle voix, elle présentait de très bonnes émissions. Mais depuis une dizaine d’années, on est devenu très amis. On s’appelle pour un ‘’oui’’ ou pour un ‘’non’’. On l’avait assistée quand elle avait été victime d’une maladie qui l’a contrainte à rester au lit pendant plusieurs semaines. C’était en 2013 au Cnhu Hubert Maga de Cotonou. Honnêtement, ce dont elle a souffert, on ne savait pas. C’était resté un peu secret, toujours est-il qu’elle était paralysée pendant cette période-là. Dieu aidant, elle s’est remise et a repris même son service. Elle est membre de la cellule de communication de Glo Mobile. Un peu après, elle me confiait qu’elle devra se faire opérer en Afrique du Sud. Et depuis, on ne s’était plus revu. Mais on était resté en contact par whatsapp, Messenger, Facebook et autres. Il y a environ un mois, j’ai sollicité son appui, puisque j’avais un dossier à Glo. Et elle m’a demandé d’aller rencontrer le nouveau patron. Tout s’est bien passé et je lui ai rendu compte. Et comme par hasard, le samedi 09 avril 2016, elle m’a appelé pour m’informer de son voyage sur l’Afrique du Sud ; elle me dit qu’elle sera à Pretoria le lundi 11 avril 2016. Brièvement, elle m’a expliqué qu’elle sera accompagnée de sa maman. Je suis alors resté en prières pour elle. Je me disais qu’au cours de la semaine, j’allais la contacter par whatsapp afin d’avoir de ses nouvelles. Puis, ce matin (mercredi 13 avril 2016), on m’informe qu’elle est décédée à Pretoria. La dernière fois qu’on s’est vu face à face, c’était en 2014, lors de la toute dernière édition du festival ‘’Sica’’, au stade de l’amitié Mathieu Kérékou de Cotonou. Elle m’avait personnellement demandé de lui réserver sa place, et on s’était bien taquiné ce soir-là. Je vous jure que sincèrement, c’est une perte pour le Bénin. Je sais de quoi je parle. C’est quelqu’un de très vivante, elle s’amuse bien ».

Richmir Totah (Président de la Faaben)

« C’est la tristesse totale. La nouvelle est tombée ce matin quand j’étais en répétition avec le doyen Sagbohan Danialou qui la connaît très bien aussi. C’était un choc tout simplement. Jusqu’à présent, c’est comme si je n’y crois pas. On a beaucoup bataillé ensemble ; je l’ai même formée à un moment donné, sur la gestion des événements d’envergure. Et ensemble, on a géré pas mal d’événements : le Kora, plusieurs artistes ; je l’ai amenée au Massa (en 1999) dans le cadre de sa formation. Belle présentatrice, bonne gestionnaire d’événements et professionnelle dans toutes ses œuvres, Queen Fafa a des atouts qui lui permettent de transformer un petit événement que vous lui confiez, en un grand événement. Elle travaille de façon très ordonnée, rigoureuse, ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’une grande entreprise comme Glo l’ait recrutée. Et ils lui ont gardé sa place, après sa période de maladie et pour qu’elle retrouve son poste. Elle est parfaitement bilingue. Très sympathique, joviale, compétente, rien que des qualités recherchées qui faisaient d’elle, un modèle à suivre. On s’est vu il y a longtemps, mais on communique beaucoup. C’était quelqu’un de très positive, même dans sa maladie, elle gardait toujours la joie. Enfin, l’homme propose et Dieu dispose, mais elle est partie trop tôt. En tout cas, je ne lui connais que de bons souvenirs. De la personnalité, elle en a. Elle est efficace, utile, bien née. Qui n’est pas ami à QueenFafa ? Sinon, s’il y a eu des gens qui ne l’apprécient pas, c’est que soit, ils ne l’ont jamais approchée, soit ils l’ont approchée et qu’ils aient fait des choses qu’ils ne devraient pas faire. Elle n’aime pas les paresseux, elle n’aime pas l’à-peu-près. Pour ce que je sais, elle a mené une vie normale, une vie respectée. Ah ! Que de bons souvenirs… ». Ce ne sont pas des éloges d’après décès ; je connais Fafa, j’ai travaillé avec elle. Que son âme repose en paix ».

Réalisation Loth Houssou

Matin Libre

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