Dans les librairies du Bénin :la jeunesse béninoise toujours réticente aux œuvres...

Dans les librairies du Bénin :la jeunesse béninoise toujours réticente aux œuvres nationales

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Dans les librairies du Bénin :la jeunesse béninoise toujours réticente aux œuvres nationales
NOVEMBRE 8TH, 2016 ADMIN CULTURE 0 COMMENTS
L’Afrique a célébré, hier, lundi 7 octobre 2016, la journée des écrivains africains. L’objectif de cette célébration est de rendre hommage aux écrivains de ce continent. Alors que la jeunesse béninoise reste toujours réticente aux œuvres littéraires de ses compatriotes. Comment peut-on rendre hommage à ces écrivains qui ne bénéficient pas des fruits de leur réflexion de plusieurs mois voire des années ?

Le goût à la lecture. C’est ce qui manque le plus aux jeunes béninois. A travers une vox populi (micro trottoir) dans la ville de Cotonou, il est sans réserve de constater que la jeunesse béninoise n’a toujours pas retrouvé son goût aux livres que les parents leurs ont légués. De plus, ils montrent avec amertume qu’ils lisent peu les ouvrages écrits pas des écrivains béninois. En témoignent les livres retenus aux programmes d’enseignement dans les cours secondaires. « Je n’aime pas lire les ouvrages écrits par les Béninois », a lâché sans état d’âme Paulin Zinsou, élève en classe de terminale dans un établissement privé installé au cœur du 13e arrondissement de la commune de Cotonou. Et d’ajouter : « les textes n’attirent pas ». c’est pourquoi, dit-il, il préfère lire les bandes dessinées. En justifiants que ces œuvres l’attirent et comblent sa faim de lire. Il ne sera pas le seul avec cette image sur les ouvrages nationaux. Comme lui, Dénis, étudiants en deuxième année de communication pense que les livres écrits par des écrivains béninois ne l’encouragent pas à réveiller son sens favorable à la lecture. « J’aime trop lire les ouvrages surtout ceux des écrivains béninois puisqu’ils relatent les faits de notre société », a avoué un étudiant d’une école nationale d’économie qui a requis l’anonymat. Ce dernier reconnait le mérite des écrivains du pays mais ne les encourage pas. «Je ne les achète pas parce que je n’ai pas les moyens » se confie-t-il en expliquant qu’il ne fait qu’emprunter ou parfois les photocopie bien que cela soit interdit. Joëlle, elle aime lire et achète des livres par moment. Elle souhaite que le gouvernement ait un programme d’appui aux œuvres littéraires écrits par des Béninois. Et ce, pense-t-elle, pour favoriser à toutes les bourses de s’acheter des livres. Elle a ensuite proposé que les écrivains fassent la promotion de leur ouvrage sur les réseaux sociaux.

Cette réalité sur le terrain montre clairement que la jeunesse reste toujours réticente aux œuvres littéraires. Ainsi les écrivains béninois ne pourront pas bénéficier de leur réflexion, parfois, de plusieurs années. Si tous les sept novembre on doit célébrer les écrivains africains et leur rendre hommage, il est important que nos autorités pensent autrement à eux afin qu’ils puissent tirer parti de leurs efforts.

Gilles GNIMADI

aCotonou

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