Causerie à l’association ‘’Okpara culture’’ : La question du financement des...

Causerie à l’association ‘’Okpara culture’’ : La question du financement des projets culturels en débats

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(D’autres guichets  plus importants que le Fonds d’aide existent)
Les acteurs culturels, toute catégorie confondue, ont pris part à la causerie-débat organisée par l’association Okpara culture, samedi 9 juillet 2016 à son siège.Cette rencontre qui a lieu tous les derniers samedi du mois est axée sur la gestion des structures de financement des projets culturels au Bénin.

« Aujourd’hui nous nous sommes dit qu’après les discutions qu’il y a eu autour du Fonds d’aide à la culture, les réformes qui sont en cours, il faut que nous avancions  dans  les réflexions ».Ainsi, cette évolution des idées que stipule le modérateur des échanges, Kombert Quenum, a entrainé les uns et les autres à déblayer le terrain sur l’épineuse question de financement des projets culturels. Et sur réflexion, les participants, notamment le journaliste consultant Sessi Tonoukouin , ont fait savoir que les accords bilatéraux du Bénin avec d’autres pays ont permis à des structures de  financement des projets de s’installer sur le territoire. « Dans la grille d’action de ces structures, il y a toujours une ligne culturelle »,a fait savoir l’exposant avant que le facilitateur de la causerie ne souligne : « Nous avons constaté que le Fonds d’aide au lieu de promouvoir les projets culturels, constitue un peu le champ de prédation. Voilà un Fonds qui, si c’était bien organisé, devrait pouvoir aider les vrais acteurs culturels à exécuter leur projet. C’est pourquoi nous nous sommes dit il ne devrait pas avoir que le Fonds d’aide comme guichet. Et quand nous avons réfléchi, on a trouvé qu’il y a quand même d’autres guichets à part le Fonds d’aide».Entre autres, on peut citer le fonds de garantie Fagas, le service d’action culturelle de l’ambassade de la France, la fondation Moov-Etisalat, Mtn, Boa, Orabank. Malheureusement, malgré les multiples démarches effectuées à leur endroit, aucune de ces structures n’ont  honoré  de  leur présence  cette rencontre pour mieux éclairer l’assistance de leur fonctionnement, informe Finesse Tonadji, la responsable de l’association Okpara culture. Seul ‘’Entraide Africa’’ et le Fonds d’aide étaient représentés pour éclairer la lanterne de l’opinion. « Nous avons constaté qu’il faut des réformes au niveau du Fonds d’aide pour pouvoir tirer l’art vers le haut »,martèle le représentant de la Dfac avant de souligner que les petits plats sont en train d’être mis dans les grands pour remettre de l’ordre dans la maison locale de financement des projets culturels. « Nous ne devons plus être des acteurs qui dirons, comme il y a de l’argent quelques part, nous devons  courir pour aller d’abord en chercher  avant de réfléchir à ce que nous allons faire ensuite »,conclut Kombert Quenum pour signifier qu’il faut que d’autres vents favorables soufflent sur le monde artistique au Bénin.

Teddy GANDIGBE


Matin Libre

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