Atelier d’art plastique des sœurs Augustin de Cotonou : Les lignes bougent...

Atelier d’art plastique des sœurs Augustin de Cotonou : Les lignes bougent dans un silence apparent

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L’atelier d’art plastique des sœurs Augustin situé à quelques encablures de l’église saint Michel fonctionne bien. Sa responsable, la sœur Henriette Goussikindey l’a confirmé, jeudi 13 octobre 2016, dans un entretien qu’elle a accordé à Matin libre. « En fait c’est un silence apparent. Sinon, la vie à la galerie continue, bien qu’il y ait quelques modifications », souligne la religieuse avant d’ajouter que le secteur des arts plastiques est un secteur qui intéresse peu les femmes, et donc leur nombre infime fait qu’on ne sent pas l’animation du domaine dans le rang de la gent féminine. Néanmoins la sœur Henriette, forte de ses expériences capitalisées en la matière,  s’emploie à organiser de façon saisonnière des ateliers de renforcement de capacité, des  vernissages  et des compétitions afin de susciter l’engouement au sein des femmes du secteur. « Cela a été une expérience merveilleuse où j’ai pu trouver plusieurs femmes. A la première édition, il y avait une dizaine qui a pris part, ensuite il y a eu une vingtaine, ce qui m’a donné un grain d’espoir », témoigne la responsable de la galerie des sœurs Augustin. Alors, ce qui explique le silence apparent se trouve ailleurs. « Il faut reconnaitre que l’organisation de ces activités dans la galerie, que ça soit les résidences, les ateliers de création, les expositions et  autres, financièrement cela consomme beaucoup », avoue l’artiste avant  de mettre l’accent sur ce que, sa solitude au milieu de l’organisation de toutes ces activités occasionne un manque profond de concentration par rapport à la réalisation de ses œuvres. Toute chose qui a provoqué de manière circonstancielle la lenteur dans l’animation des activités de la galerie. Aussi, va-t-elle amplifier, « l’organisation de ces activités pompe ma réserve de ressource financière. Pour tout cela, après réflexion, j’ai jugé utile de prendre du recul pour mieux sauter »

Malgré tout…

L’artiste met toujours les bouchées doubles pour que la galerie face parler d’elle dans le paysage artistique et culturel béninois. C’est l’une des meilleures galeries de la ville de Cotonou qui ne cesse d’accueillir des œuvres d’artistes venus d’horizon divers. « Pour parler de l’actualité de la galerie, j’ai en vue plusieurs expositions. Nous nous apprêtons à recevoir des expositions des artistes venus du Cameroun et de la France. Je reçois également plusieurs apprenants, des personnes qui sont là pour des cours spontanés de trois heures, quatre heures ou une heure par jour. Quelque part, c’est une manière pour moi de partager mes acquis avec les plus jeunes », mentionne la responsable de la galerie avant d’ajouter que même si les grandes activités se font rares, les petites permettent de tenir la route et de garder la ligne.

« Je suis religieuse avant d’être artiste, mais les deux vont de pair », martèle la sœur Henriette pour indiquer que son statut d’artiste peintre n’empiète pas sur sa vie personnelle en tant que femme de communauté religieuse.  « Je vis comme toutes les femmes de la communauté religieuse st Augustin.  Nous avons une vie spirituelle et aussi des apostolats. Donc chacune de nous a une activité qu’elle mène. Parmi nous, il y a des professeurs, des infirmiers, etc. »

T.G.


Matin Libre

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