Art- mots- nid, coup d’éclat ou l’éloge de la famille : Un...

Art- mots- nid, coup d’éclat ou l’éloge de la famille : Un jet d’impacts Psychosociologique et affectif

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L’ouvrage ‘’Art-mots-nid coup d’éclat ou l’éloge de la famille’’de la jeune artiste slameuse Harmonie Bylle Catarya, paru il y a peu, a été passé  à la loupe. Le  contenu de ce recueil de poèmes et de slam se révèle riche et pertinent.

De l’incipit au denier texte slam, ‘’Ma philosophie’’, le thème de la famille s’invite soit exclusivement, soit en filigrane dans Art-Mots- Nid, coup d’éclat et porté à 75% de présence dans le répertoire. D’abord dans une littérature intimiste, dans la première partie, la poétesse annonce déjà les couleurs de cet attachement à la famille et à ses valeurs (amour, bonheur, complicité, partage, solidarité…). Définissons la famille comme étant l’ensemble des habitants de la maison selon son étymologie latine. C’est aussi l’ensemble formé par les parents et leurs enfants ou encore plus loin dans un sens second, l’ensemble des personnes ayant des liens de parenté par le sang ou par alliance, un groupe, une catégorie de choses ou d’êtres partageant des caractères communs. On parlera dans la langue française des mots de même famille. La poétesse, dès les premières pages pour élucider son parcours avant le coup d’éclat, révèle des traits fondamentaux sur le thème de la famille en mettant en relief le lexique le concernant. ‘’Mon père, premier homme de ma vie’’ (P.17), exprimant ainsi un amour filial, paternel dont, depuis l’incipit, elle annonce l’importance dans un style métaphorique tant dans la forme que dans le fond (P.7). La famille n’étant pas constituée que de père et de mère, le premier public de la déclamation de ses textes slam était un ensemble de frères, sœurs et cousins voire son fiancé (P.34-35) comme elle le dit si bien « Je slam devant les membres de ma famille ». Ensuite cette famille s’agrandit et s’étend à celles des groupes, CAPITAL-SLAM, Affro Jazz, slamwood. Elle s’élargira davantage dans la sous-région (Mali, Togo, Burkina-Faso, Niger où elle a participé à plusieurs festivals). Le résultat de cette fraternité nouée avec les slameurs de ces pays voisins lui a valu la présence volontaire, de ses confrères d’art rencontrés dans ces festivals régionaux au FIST (Festival International du Slam Théâtralisé) organisé au Bénin par elle-même. Allons plus loin et considérons en premier lieu, son texte qui l’a hissée au rang de potentiels slameurs béninois (Au concours Bénin Slam, 7ème édition) P.23. Le premier opus audio signalait déjà dans l’écriture poétique de l’auteure le thème de la famille. Observons le dernier couplet (P.71) et rendons nous à l’évidence dans ce poème-théâtre, d’une recherche permanente du bonheur au cœur de la famille. Car après qu’elle a évoqué, respectivement l’émoi comme source universelle d’amour, la réciprocité de cet émoi, les aveux, l’engagement réciproque, et la concrétisation des aveux, la poétesse en vient à révéler la plus noble issue, de tous ses scénarios à travers ces trois premiers versets du dernier couplet « Et quand l’on se connait bien mieux, on devient des éternels heureux/ Des frères et sœurs… ». Voilà la famille de nouveau présente en filigrane mais au cœur de cette farce qu’est l’amour. Par ailleurs, de façon sélective, nous allons dans la seconde partie du recueil pour y signaler la présence de thème qui échappe parfois même de l’inconscient de la poétesse. Déjà après deux textes d’éloge aux ‘’Mots’’, elle revisite le thème à travers le titre « Pour mes fans ». Disons que le titre en lui-même est très évocateur d’un lien tissé avec un auditoire fidèle et assorti à celui de la maison plus haut signalé (P. 34-35). Au plan syntaxique, l’adjectif possessif ‘’mes’’ indique une familiarité mieux qu’une possession quelconque. Il évoque une appartenance réciproque à son public d’admirateurs, de passionnés voire d’adeptes de son art. Le pronom personnel ‘’nous’’ qui jonche le texte-ci et les expressions ‘’chez nous’’ attestent respectivement son identification et sa reconnaissance d’appartenance profonde à cette nouvelle famille que lui impose sa passion pour les mots sans porter les mêmes ‘’mots’’ de famille mais partageant avec eux les mêmes maux quotidiens. Il ne fait donc, plus ombre d’aucun doute dans la tête du lecteur averti que l’auteure de ce recueil reste tenace à vider avec tous les termes, le thème de la famille. Ainsi, elle ‘’n’oubliera jamais’’ en dépit de la chaleur et du lien envoûtant de Cupidon, ceux qui l’ont façonnée ou formée. Et cela contre une vie fortunée ou partagée. Ce qui témoigne de la part de la poétesse, un faible face à l’attachement aux siens que rien ne saurait influencer encore moins effacer. Aussi, se dégage-t-il du refrain de ce titre ‘’N’oublie pas’’, une fierté noble d’être issue d’une famille modeste, une inébranlable dignité comme le verset suivant la révèle : « C’est de la marmite noire qu’est sortie la pâte blanche » (P.79). Elle ira plus en détails là-dessus avec le texte slam suivant (P.83) au moyen d’un titre assez évocateur ‘’Milliardaires sans argent’’ où les expressions fortes, les indices remarquables ou des indicateurs élogieux de cette fierté abondent, d’appartenir à une telle famille, un tel environnement

M. M


Matin Libre

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