Alougbine Dine à propos de sa création pour le Fitheb 2016 :« C’est un...

Alougbine Dine à propos de sa création pour le Fitheb 2016 :« C’est un spectacle de masse qui implique plus de 300 personnes »

0
PARTAGER

Le village du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) installé sur l’esplanade du stade de l’Amitié a abrité, le jeudi 24 mars 2016, un géant spectacle intitulé « La nuit du songe » mis en scène par Alougbine Dine. 364 artistes toutes catégories confondues ont retracé l’histoire du Bénin depuis la colonisation jusqu’à ce jour. Dans cette interview, Alougbine Dine revient sur ce spectacle spécialement monté pour l’édition 2016 du Fitheb.

Le Matinal : Vous avez fait une création pour le Fitheb 2016. De quoi s’agit-il ?

Alougbine Dine : J’ai créé un spectacle baptisé « La nuit du songe ». Un songe, parce que c’est presqu’un rêve. Pour la simple raison que nous retraçons l’histoire de notre pays depuis la pénétration coloniale jusqu’à ce jour. Ce n’est pas une première ! J’avais déjà monté ce genre de spectacle lors de la célébration du cinquantenaire des musiques africaines en août 2010. C’est cette forme de spectacle revue d’une autre façon que nous avons présentée. C’est de « l’imagination au pouvoir ». C’est-à-dire que lorsque nous racontons l’histoire du pays depuis la période coloniale, avec ses tares, et aussi ses exploits, et que nous arrivons à la fin de cette histoire, nous projetons des lendemains meilleurs.

Vous avez associé plus de 300 personnes à cette création ? Pourquoi un nombre pléthorique ?
Nous avons voulu nous amuser, magnifier ensemble, notre pays. Vous avez vu que chacun d’eux a joué un rôle spécifique. C’est ce que nous appelons un spectacle de masse. J’ai appris à créer ce genre de spectacle depuis l’époque de la révolution. Vous avez vu une fanfare de 22 personnes pour la musique live, un musicien solo, beaucoup de danseurs professionnels, des comédiens, des femmes qui rappellent les comités de femmes révolutionnaires, des élèves, des troupes folkloriques, des marionnettes géantes, des charrettes spectaculaires. Un spectacle fait de mouvements, chants et danses. Cette création fait mieux connaître le Bénin dans ses réalités. Les gens comprennent mieux notre histoire, d’où nous venons et là où nous comptons aller.

Quel est le cri de cœur du metteur en scène à travers cette création ?
Nous disons qu’il faut changer les méthodes de travail, redoubler d’ardeur, travailler, créer. Il faut que notre pays soit plus beau, plus grand. Nous voulons que le Bénin soit un immense chantier de création. A cette partie, nous avons associé des artistes plasticiens qui montrent, chacun, des œuvres spectaculaires. C’est un spectacle qui finit par une note d’espoir, une chanson de la chanteuse béninoise Faty intitulée « « Tocheminyon ». C’est pour appeler à la fierté.
Pourquoi voir proposé ce projet pour le Fitheb 2016 ?
C’est un projet sur lequel je travaillais personnellement depuis longtemps. Et lorsque le directeur du Fitheb m’a demandé de me charger d’un spectacle d’ouverture qui marquera les esprits, j’ai réuni plus de 300 artistes pour cette création. Je me suis dit que l’occasion la plus belle de montrer cette pièce, c’était la fête du théâtre que nous célébrons le Fitheb. Donc, c’était une bonne opportunité de présenter ce spectacle à l’ouverture du Fitheb.

Propos recueillis par A. T.


 

Actu Bénin

Commentaires

commentaires

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE