7ème édition du Festival Hanlissa : Aubin Akpohounkè réédite la prouesse

7ème édition du Festival Hanlissa : Aubin Akpohounkè réédite la prouesse

0
PARTAGER

(Ezin Gangnon et Gbèmanwonmèdé passent le témoin)
Une marée humaine a effectué le déplacement du pavillon de spectacle du Hall des arts de Cotonou, pour vivre l’apothéose du festival Hanlissa. Malgré la pluie torrentielle qui s’est abattu sur Cotonou dimanche 28 Août dernier, le promoteur de l’événement, Aubin Akpohounkè a, une nouvelle,fois signé en lettre de feu l’annales des manifestations de haut standing au Bénin.

Une vingtaine d’icônes célébrées, avec à la clé des passations de témoin entre père et fils. Devant un monde considérable, le gratin d’artistes invités s’est succédé sur la scène. Ces vieilles souches de la musique béninoise qui étaient les merveilles d’antan ont fait chacun une démonstration de force malgré l’âge qui leur pèse dessus. Dakossi Dénis, Assa Cica, AïkpémiKpoguè, Ebawadé, Gbégnon, Dani, El Régo, Gankpon, Gandjaï, Aboh Marceline, Jeanne Viègbè, Akogbèkan, Ambroise Akoha, Gbèmanwonmèdé, Ezin Gangnon et bien d’autres anciennes gloires ont redonné de la voix au mieux qu’ils pouvaient pour régaler le public et faire revivre leur charme d’alors. C’était un spectacle tout-feu-tout-flamme qui a moulé spectateurs et animateurs dans une ambiance à nulle autre pareille sous les projecteurs du Hall des arts. C’était par ailleurs, une opportunité pour porter en vedette l’animateur de l’émission qui a donné son nom au festival, Aubin Akpohounkè.

En marge des festivités…

Des passations de témoins. Ezin Gangnon, digne fils de la belle cité de Savalou a pris la foule de la 7ème édition du  festival Hanlissa à témoin pour transmettre à son fils le sceau  du rythme Toba dont il demeure le maître incontestable jusqu’à avant-hier dimanche 28 août. Au détour d’une simple cérémonie de paroles fortes, faite au vu et au su de tout le monde,le fils reçoit du père le flambeau symbolisé à l’occasion par la queue de cheval et  le chapeau du géniteur. Puis, quelques deux minutes plus tard, le successeur du rossignole du Toba entonne d’une voix identique un morceau qui emballe la masse dans un tonnerre d’applaudissement.

Au tour de Gbèmanwonmèdé, la surprise était d’une autre ampleur. Agnihoun David qu’on peut désormais surnommer  Gbèmanwonmèdé Junior, n’a rien de différent que le patriarche du Tankpihoun. Aussi bien dans la voix que physiquement l’identité est nette et sans une trace de plus. Lui également a reçu le témoin de son père à travers la même solennité. Une  marque d’espoir à l’horizon de l’alternance du pouvoir dans le monde de la musique traditionnelle au Bénin.

Teddy GANDIGBE


Matin Libre

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE