354ème édition du‘’Yèkèyèkè’’ dans la communauté ‘’Guen’’ : Une fête de rassemblement,...

354ème édition du‘’Yèkèyèkè’’ dans la communauté ‘’Guen’’ : Une fête de rassemblement, de purification et de partage

0
PARTAGER

‘’Yakaokè’’, cette fête communautaire des peuples Guen dont la dénomination est dénaturée aujourd’hui et devenue ‘’Yèkè-yèkè’’ se célèbre tous les ans, précisément du mois d’août au mois de décembre. Et pour le compte de cette année, la 354ème édition est en cours. L’association Okpara culture dirigée par Finesse Tonadji est allée à sa découverte à travers une causerie-débat à la maison des jeunes de Comè, le vendredi 30 septembre 2016. L’assise a rassemblé jeunes, sages et notables de la localité, précisément les prêtres et dignitaires du culte Mami-Dan autour du thème : «Fête du Yèkè-yèkè dans la tradition Adja Tado ». Selon les explications de la prêtresse Ahouangansi sur le fondement et les origines « il s’agit d’une fête de purification, de partage, de réconciliation et de la paix dont les solennités démarrent par la cérémonie dite ‘’Kpessosso’’ (prise de la pierre sacrée) ». Les rites ont lieu à Glidji, « un lieu sacré considéré comme un espace de pèlerinage pour le peuple Guen », souligne le haut dignitaire Togbé Kpatavla avant de faire savoir que les cérémonies de lancement sont présidées par les divinités Bossomaflin et Togbé Lankpan. Après le rite ‘’Kpessosso’’ s’en suit le ‘’Vodoundjapou’’ et le ‘’Sitoutou’’ qui ne sont rien d’autre que les cultes d’offrande et de libation dédiés aux mânes des ancêtres pour implorer leur clémence et restaurer la paix au sein de la communauté. Selon le dignitaire Togbé Mensah « Pendant cette fête, toutes les discordes entre fils et filles de la communauté Guen sont censées être réglées pour laisser place à une atmosphère de tendresse et de réjouissance». La nourriture qui donne son nom à la fête est un dérivé de maïs ou du riz, selon le goût, ressemblant typiquement au couscous ou au ‘’Atchèkè’’ à quelque différence près dans la souplesse à la consommation. A la suite des rituelles,celle-ci est répandue et offerte, en premier chef, aux divinités avant sa consommation. Elle est accompagnée de sauce tomate à la viande ou au poisson selon son consommateur. « Il n’y a pas que la communauté Guen qui célèbre le Yakaokè. Un fon, un dendi, un goun peut le célébrer aussi. Pourvu qu’il soit marié à un natif Guen », mentionnela prêtresse Ahouangansi.

T.G


Matin Libre

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE