Vodoun sous la Rupture : Joachim Attohoue salue la vision de Patrice Talon

« Le potentiel touristique de chaque pays diffère selon les valeurs du pays. Ou vous tees en face d’un tourisme historique ou vous êtes en face d’un tourisme culturel ou d’un tourisme culinaire qui ne vacille que dans toutes les positions du tourisme paysagiste. Le vodoun a 3 phases: la première phase qui est d’abord les dignitaires conservateurs qui, depuis dix siècles, a essayé de conserver nos valeurs. Le second parti c’est ce qu’on veut que le vodoun soit parce que nous allons toujours insister et comprendre que l’Afrique vit de la pensée de ce que les autres veulent je précise bien de la pensée de ce que les autres veulent. Alors la première partie qui est celle des conservateurs pendant X siècles ont essayé de maintenir sous toutes ces pressions, la valeur de vodoun comme patrimoine humanitaire et qui, aujourd’hui doit être d’abord quantifiée et centrée comme un débat sérieux. Alors si nous voulons apporter un souffle touristique , quelle serait la place du sacré? quelle serait la place de la culture au service du développement? Nous devons réfléchir pour voir les moteurs qu’on peut installer pour que la machine soit profitable. S’il y a une très bonne étude derrière, le vodoun peut mieux apporter que le port autonome de Cotonou. N’oublions pas que la grande destination spirituelle du Monde qui est la Médine, la Mecque, la Rome Antique qui est aujourd’hui le Vatican ont chacun d’eux des valeurs de pèlerinage annuel parce que le vodoun lui-même est un art de vivre c’est pas une religion comme les gens l’expose mais c’est plutôt une façon de vivre. Selon les principes de la vie, la première des choses c’est de comprendre qui nous sommes en face du monde sur 54 pays étant donner que l’Afrique est le berceau de l’humanité sa spiritualité est où ? Le Dahomey, l’actuel Bénin a la chance d’avoir le vodoun comme la seule spiritualité africaine qui a embarqué les frontières dans cette douloureuse et tragique expérience qu’est la traite négrière le vodoun a pu s’implanter dans plusieurs nations américains comme européens je pense que si nous voulons apporter un sursaut économique AUTOUR DU VODOUN c’est de pensée plutôt a nos frères de la diaspora c’est de réfléchir à voir les rencontres que nous pouvons mettre en place afin que leur retour qui serait de deux dimensions puissent profiter à l’économie béninoise. L’apport d’abord d’homme convainquant capable d’invertir sur l’Afrique et le second le retour de nos frères déportés Je pense qu’il il a une tres bonne politique autour des valeurs le Bénin peux en profiter et supplanter encore le monde par ses valeurs ancestrales je précise en disant que quant j’entendais l’actuel Président de la république dont nous devons toujours porter le mérite et louer je vais d’abord dire son audace c’est respecter la nation bénirionse en disant je ferai de vodoun mon affaire, je ferai du vodoun, l’économie Béninoise à la face du monde. Je pense que c’est un grand pas déjà que l’africain digne du nom puisse porter la volonté devant le parterre diplomatique international que le vodoun serait son chantier de construction, la première d’ailleurs ».


Matin Libre

Dans le cadre du déroulement de l’initiative ‘’BIM’’ : Les acteurs français sont en terre béninoise depuis avant-hier

L’aéroport international Bernardin Gantin de Cotonou a accueilli les membres de l’association ‘’Benin international Musical’’. Il s’agit d’Axel Vanleberghe, vidéaste, Sami Fatih Dj et Jérôme Ettinger, producteur. Ils sont là pour travailler avec des musiciens béninois afin de faire du secteur un pôle de grande attirance en matière de talent. « Nous sommes là pour une initiative dénommée ‘’Benin international Musical’’. C’est un projet qui va réunir les artistes du Bénin. Et comme vous le voyez, il y aura des performances soit en mode vidéo ou en mode scénique», souligne le responsable du groupe à leur descente sur le tarmac de l’aéroport. En réalité, le projet vise à mettre en avant la culture musicale du Bénin. Et en même temps, il entend coacher les artistes musiciens dans la vision de fabriquer des stars pour l’avenir. Pour ce faire, la musique rituelle béninoise sera fortement mise à contribution. Puisque, « la musique de nos couvent est suffisamment riche et constitue des facteurs qui favoriseront la création aux artistes stagiaires qui seront recrutés pour être sur ce projet », mentionne le promoteur culturel Aristide Agondanou, membre influent de l’équipe qui pilote le projet. Pour ce qui concerne la sélection des musiciens qui prendront part aux activités de l’initiative, tout partira de l’école de musique ‘’village Sos’’ d’Abomey-Calavi avant d’aboutir aux professionnels de la musique connus dans le paysage artistique et culturel béninois.

T.G

aCotonou

Dans le cadre du déroulement de l’initiative ‘’BIM’’ : Les acteurs français sont en terre béninoise depuis avant-hier

L’aéroport international Bernardin Gantin de Cotonou a accueilli les membres de l’association ‘’Benin international Musical’’. Il  s’agit d’Axel Vanleberghe, vidéaste, Sami Fatih Dj et Jérôme Ettinger, producteur. Ils sont là pour travailler avec des musiciens béninois afin de faire du secteur un pôle de grande attirance en matière de talent. « Nous sommes là pour une initiative dénommée ‘’Benin international Musical’’. C’est un projet qui va réunir les artistes du Bénin. Et comme vous le voyez, il y aura des performances soit en mode vidéo ou en mode scénique», souligne le responsable du groupe à leur descente sur le tarmac de l’aéroport. En réalité, le projet vise à mettre en avant la culture musicale du Bénin. Et en même temps, il entend coacher les artistes musiciens dans la vision de fabriquer des stars pour l’avenir. Pour ce faire, la musique rituelle béninoise sera fortement mise à contribution. Puisque, « la musique de nos couvent est suffisamment  riche et constitue des facteurs qui favoriseront la création aux artistes stagiaires qui seront recrutés pour être sur ce projet », mentionne le promoteur culturel Aristide Agondanou, membre influent de l’équipe qui pilote le projet. Pour ce qui concerne la sélection des musiciens qui prendront part aux activités de l’initiative, tout partira de l’école de musique ‘’village Sos’’ d’Abomey-Calavi avant d’aboutir aux professionnels de la musique connus dans le paysage artistique et culturel béninois.

T.G


Matin Libre

Spectacle de slam : Sèminvo L’enfant noir rompt le silence

L’incident dont il a été victime et qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le pays l’avait longtemps rangé et laissé ses fans et mélomanes sur leur soif.  Il est enfin là. Sèminvo l’enfant noir comme un phénix est de retour de ses cendres. L’artiste sera sur scène le vendredi 17 février 2017 à l’espace culturel Africa sound city.  Le connaissant pour sa verve perçante,il donnera de la voix pour certainement dénoncer des travers sociaux comme à son habitude. Par le truchement du slam, l’artiste partagera de nouveau sa chaleur verbale avec son public de qui il s’est séparé il y a un bon moment.

T.G


Matin Libre

10ème édition du ‘’Festhed’’ : « Nous comptons vraiment faire la fête », dixit Karl Tanguy Tokoudagba

Le  festival francophone de théâtre et des danses traditionnelles (Festhed) qui se déroule chaque  année à Natitingou se tient comme à l’accoutumée avec à la clé dix jours d’activités. Sur instigation de Karl Tanguy Tokoudagba cette grande occasion de célébration de la culture béninoise va se dérouler dans une ambiance festive à nulle autre pareille. « La nouveauté cette année est que nous avons fait une mini foire artisanal. Aussi, avons-nous voulu cette année associer la jeune génération, c’est-à-dire les scolaires. Nous avons prévu un plan de formation de cinq jours dans plusieurs domaines artistiques à savoir le théâtre, les marionnettes, l’art baltique et autres », souligne Karl Tokoudagba pour situer les innovations en cours pour l’édition 2017 du Festhed.En marge de ces activités, il y aura des soirées de projection cinématographique, le concert géant de la dixième édition et les spectacles de théâtre et de danse comme chaque année. A en croire le promoteur, le village du festival sera installé à proximité de la maison Tv5 à Natitingou où va se dérouler la majeure partie des manifestations entrant dans le cadre du Festhed. A la fête, le Lycée des jeunes filles de Natitingou, l’Ecole normale supérieure de Natitingou et l’espace Cégéco seront présents à travers des spectacles bien achalandés.Les manifestations sont prévues pour durer dix jours selon le promoteur du festival. « Ce sera une manière pour nous d’impacter de façon très remarquable la ville de Natitingou », va-t-il mentionner.

Et dans le cadre de ce festival…

La destination sera vendue. « Nous essayons de faire découvrir l’Atacora aux expatriés qui font le déplacement sur ce festival. Les différentes chutes, les musés, les Tatas Soumba sont, entre autres, les patrimoines que nous servons aux expatriés.Alors pour le compte de cette édition 2017, nous prenons déjà des contacts avec les gestionnaires du parc de la Pendjari pour y amener les festivaliers étrangers afin qu’ils découvrent la biosphère. C’est notre façon à nous de nous inscrire dans la droite ligne du programme d’action du gouvernement au plan de la culture », a fait savoir Karl Tanguy Tokoudagba. Il en profite pour adresser ses remerciements à la préfecture de l’Atacora, à l’établissement ‘’Macodi’’ et bien d’autres partenaires qui ne ménagent pas d’effort pour soutenir l’initiative. De la troisième à la neuvième édition, le festival a enregistré la participation des pays comme la Belgique, la France, l’Haïti, le Niger, le Burkina-Faso, le Togo, la Côte d’ivoire etle Cameroun. Pour le compte de cette édition-ci, cinq pays ont été sélectionnés à savoir : la Cote d’Ivoire, le Togo, le Niger, le Cameroun et la république d’Haïti.

Teddy GANDIGBE


Matin Libre

Opération Bibliothèque solidaire de Médédjonou : Les livres collectés officiellement remis à l’association “LSM“

Le projet « Bibliothèque solidaire de Mèdedjonou », conduit par Colince Yann, Thanguy Agoi et le trio Terriba, a été un véritable succès. Samedi, 14 janvier 2017, il a été procédé à l’Espace Blue Zone de Cotonou à la remise officielle des livres collectés par les ambassadeurs de l’opération. L’association Leaders solidaires de Médédjonou (LSM) est donc entrée officiellement en possession des livres.

Une cérémonie de remise de livres qui a mobilisé du monde autour du livre. Un projet qui n’est rien d’autre qu’un appel à solidarité en vue de l’érection et de l’équipement d’une bibliothèque dans la localité de Médédjonou (commune d’ADJARRA). « Inutile de dire ici quel succès ce fut. Et c’est d’ailleurs grâce à toutes ces personnes qui ont fait le déplacement de Blue Zone de Zongo samedi dernier : vous avez fait mentir les prévisions ! Grâce à cette mobilisation incroyable, la vôtre, ceux qui jurent à la moindre occasion, que les activités autour du livre ne font pas foule, ceux-là sont désormais contraints à revoir leur jugement. Et ce n’est que le début », a déclaré Colince Yann, l’ambassadeur principal du projet. Il s’est alors acquitté d’un devoir de reconnaissance à l’endroit de tous les soutiens de l’initiative. « Une image me vient à l’esprit. Celle du trio TERIBA ! Pour reprendre le thème de leur première prestation conçue spécialement pour tous les soutiens du projet Bibliothèque Solidaire, un seul mot sied : MERCI », a-t-il laissé entendre. Dans un message adressé à l’assistance, le député Eric Houndété,qui s’est fait représenter, a salué l’initiative et souligné la nécessité de faire la promotion de la lecture. « J’ai trouvé l’initiative assez curieuse voir même irréaliste. Je n’ai pas tout de suite cru en cette initiative. Dans la mesure où la lecture n’est pas une grande habitude dans notre pays caractérisé par un fort taux d’analphabétisme et la survivance d’une certaine culture de l’oralité. Aussi l’appropriation de plus en plus forte du numérique par une bonne partie de la couche lettrée de notre population a-t-elle contribué à éloigner davantage le livre de celle-ci. Par ailleurs, il est vrai que notre pays regorge d’écrivains talentueux, d’auteurs célèbres et même de plus en plus de maisons d’édition qui s’affichent et s’affirment avec un professionnalisme qui honore notre pays. Mais il n’en demeure pas moins que les bibliothèques et les centres de lecture ne sont pas des lieux de grande attraction dans notre pays. Dans ces conditions, je voyais qu’une telle initiative pourrait avoir beaucoup de difficultés à réussir », a mentionné le 1er vice-président de l’Assemblée nationale dans son message. Cela a été, du coup, une grande surprise pour ce dernier de constater le succès connu par l’opération. « J’ai constaté un élan extraordinaire de générosité de nos compatriotes d’ici et de la diaspora qui a permis de mobiliser un nombre impressionnant de livres. Ce constat a changé ma perception de l’initiative et m’a permis de mieux apprécier la pertinence de ma propre contribution. C’est une initiative louable qu’il faut soutenir et promouvoir », a-t-il poursuivi. Pour sauvegarder le patrimoine immatériel d’un peuple, il faut écrire et il faut lire pour prendre possession de cet héritage, selon Eric Houndété. « La bibliothèque solidaire de Médédjonou a besoin du soutien de toutes les bonnes volontés (publiques et privées) de la nation, et ce concept doit être étendu à d’autres contrées et communautés de notre pays. Soyons donc encore plus solidaires », a-t-il conclu.

Aziz BADAROU


Matin Libre

Au sujet de Mariusca Moukengue : L’autre folie dans le talent

Nous l’avons découvert au dernier Festival international de théatre « Mantsina sur scène » au Congo Brazzaville.Avec une détermination farouche, Mariusca engrange les scènes et va de succès en succès. A 22 ans, l’aventure ne fait que commencer.

Elle a découvert sa passion pour l’Art à 14 ans en 2009 en prestant au sein de son lycée. En 2010, elle participe au concours de la Rencontre des Livres Vivants (RE.LI.V) à l’institut Français (ex CCF). C’est là qu’elle rencontre le rappeur Hanolsen Ndombo  un rappeur congolais. C’est le début  d’une aventure artistique. Elle devient membre du collectif dénommé cercle culturel de bayardel(Ccb) puis intègre la Compagnie Nsala de Brazzaville dirigée par Harvay Massamba. Elle joue dans Ajax de Sophocle au festival ‘’Mantsina sur scène’, en décembre 2012 puis au festival ‘’Etonnants Voyageurs’’ au Palais des congrès en février 2013. A l’occasion de la journée internationale de l’Union Européenne tenue à l’Institut français du Congo du 09 au 12 avril 2013, elle joue dans la pièce intitulée la ronde du cercle étoilé de Harvay Massamba. Maruisca joue également dans ‘’Les Fourberies de Scapin’’ de Molière au festival ‘’Mantsina sur scène’’, au cercle Sony Labou Tansi et ailleurs. Elle  a côtoyé  de grands noms comme, Papytchio Matoudidi, Ferlain Badinga, Boris Mikala, Merveille Panghoudet beaucoup d’autres.Mariuscatravailleégalement au côté deKayser, réalisateur congolais. Mariusca a aussi participé à la création du théâtre éphémère de Ngangalingolo au Congo Brazzaville, sous la direction de l’artiste metteur en scène Harvay Massamba et le collectif KimpaKaba  des Etudiants de l’ENSAT à Paris en France. On  retrouve encore cette femme, à la soif de la découverte du génie artistique de création dans plusieurs autres projets. En mars 2016 elle est sélectionnée comme membre du jury lors de la compétition nationale de slam à l’Institut Français du Congo Brazzaville. Pendant le mois de la même année, elle participe aux restitutions d’ateliers d’écriture de Pierre Ntsemou, écrivain congolais, à l’occasion  de la semaine de la langue Française, sur  « dis-moi dix mots » de la francophonie   et de Bande dessinée de Jussie Nsana pendant la journée internationale de la femme à l’Institut Français. Mariusca joue dans la série théâtrale pour jeune public dénommée « les aventures de Kouèpè » organisée par la Compagnie Nsala en partenariat avec l’Institut français du Congo depuis 2015. Depuis mai 2016, elle participe au projet de vulgarisation du slam en milieux défavorisés intitulé « Motisage » de Black Panther. Elle a joué dans la pièce intitulée « L’envers d’un silence » en aout 2016,  au Festival international des arts de Dolisie (FIADOL), pièce écrite par Mariusca Moukengue mise en scène par Panghoud Matondo Merveille. Elle a également été gagnante  aux scènes tremplin slam en juillet 2016 à l’IFC. Elle a participé en septembre dernier, à la 5è édition du festival‘’Ici C’ l’Afrik’’ de  VadhyKoulouch, avec ses textes de slam. On retrouve encore cette assoiffée de la culture dans la création de danse  « Embrouille » du collectif ‘’Adhésifs’’. L'envers d'un silence a été joué au Festival international de  théâtre Mantsina sur scène en décembre 2017.  Le 20 janvier 2017, ce spectacle sera l'objet de sa première Grande salle à l'Institut français du Congo. Mariusca est donc à ce jour, la première à avoir la grande salle de l’Ifc à 22 ans.

L’Art et Mariusca continuent leur chemin car il est encore long et passionnant comme les liens qui les unissent.Née le 19 décembre 1994 à Sibiti au Congo Brazzaville, Mariusca Rhitty Moukengué Mouémé  est  juriste en formation en master II de droit privée à l’Université Marien Ngouabi.

Codjo Donatien SODEGLA( Stg)


Matin Libre

Evangile du rire à Africasound city : Annicet Adanzounon déterminé à promouvoir l’humour béninois

Depuis plusieurs mois déjà, le comédien metteur en scène et humoriste béninois Anicet Adanzounon a initié les soirées d’humour dénommées « évangile du rire ». Ces spectacles se passent les vendredis soir au centre culturel « Africa sound city »de l’artiste musicien Jah Baba qui est le producteur délégué de l’événement. Pour le promoteur Anicet Adanzounon, il faut de telles manifestations pour faire la promotion des talents béninois. Il va ajouter qu’il y a des humoristes au Bénin qui ont besoin d’être promu pour le rayonnement de la culture béninoise. Selon lui, L’évangile du rire se positionne comme une plateforme de promotion de l’humour et des humoristes de chez nous afin de pouvoir les vendre à l’international. Le Bénin, à l’instar de certains pays africains, peut aussi se positionner comme un pays de la culture de l’humour qui peut aller à la conquête d’autres publics. Pour le plaisir des spectateurs déjà  habitués, l’organisation propose encore ce vendredi 20 janvier une affiche de rêve.Ainsi, nous aurons sur scène le docteur zan'rinas,AurelieGuézo « la reine de la cité », Gogin Marcus aligbononsi « gogin ».

CDS(Stg)


Matin Libre

Lancement des activités des‘’Sentinelles du PAG’’ : Florent Eustache Hessou se positionne pour une culture prospère

(Une nouvelle fenêtre d’accompagnement pour Patrice Talon)
Un grand rassemblement a été mis sur pied vendredi 13 janvier dernier pour accompagner le gouvernement dans sa vision de faire de la culture et du tourisme son fer de lance pour le développement du pays. Il s’agit des ‘’sentinelles du PAG’’ initiées par le promoteur de l’Ecole supérieure des métiers d’art et de la culture, Esmac-Hwendo. Florent Eustache Hessou et les siens entendent mettre le pied à l’étrier pourservir de levier à Patrice Talon et son équipe gouvernementale afin que leur objectif visant à promouvoir la culture béninoise soit chose concrète. Et pour y parvenir, un décryptage sérieux du Programme d’action du gouvernement a été fait par l’acteur culturel Eloge Béo Aguiar lors de la cérémonie au siège de ladite école. C’était en présence d’un parterre d’acteurs du monde culturel, étudiants de l’Esmac-Hwendo et hommes des médias. A l’issu de l’exposé du comédien Masta Cool, l’on retient qu’il y a un nombre important de rêve à réaliser dans le giron de la culture béninoise. Et les moyens pour son accomplissement sont également pensés par le gouvernement. Partant de ce principe, il ne reste qu’à mettre la main à la pâte pour porter haut la vision du président de la république, Patrice Talon. «Nous sommes dans un pays où il est interdit de rêver, où quand tu rêves beaucoup et que tu te mets dans la dynamique de concrétiser ton rêve, on te traite de fou. Mais moi, ce qui m’arrive souvent, c’est de beaucoup rêver et de me donner les moyens pour réaliser mes rêves. C’est ça qui a fait que nous avons cette école qui vit de façon surprenante depuis plus de six ans. C’est une grande opportunité que le Chef de l’Etat a offert en choisissant de faire du développement du secteur culturel béninois sa priorité. Il nous revient donc de prouver notre capacité de citoyen exemplaire décidé à contribuer fortement à l’épanouissement de notre pays. Et avec cette sentinelle que nous venons de monter, nous pensons que nous sommes prêts à accompagner l’idéal du président», mentionne Florent Eustache Hessou pour mettre un accent sur la détermination des ‘’Sentinelles du PAG’’.

Teddy GANDIGBE

aCotonou

Le président du Consortium Touristes par millions sur Golfe TV/FM : Dine Bouraïma en phase avec le PAG 2016-2021

Dine Bouraïma, le promoteur de Bénin Royal Hôtel, un hôtel 4 étoiles situé en plein cœur de Cotonou, était l’invité de l’émission ma part de vérité de Golfe TV/FM. Président en exercice du consortium Touristes pas millions, il a exprimé son point de vue sur les mesures contenues dans le Programme d’actions du gouvernement 2016-2021 en faveur du secteur touristique au Bénin. Un programme que l’invité juge réaliste.

Dans ses propos, Dine Bouraïma a salué les efforts du gouvernement en faveur du tourisme. Efforts concrétisés par des mesures importantes prises par le gouvernement en faveur du tourisme et contenues dans le Programme d’actions du gouvernement. A l’en croire, le gouvernement béninois entend investir 621 milliards de FCfa dans le secteur du tourisme. Et dans cette perspective, le budget du ministère du tourisme et de la culture est passé de 2 milliards à 35 milliards. Entre autres actions à mener : la construction de musées à Abomey et à Porto-Novo, d’une arène, d’une cité balnéaire à Ouidah, l’aménagement des parcs de la Pendjari et du W avec construction de pistes d’atterrissage pour faciliter l’accès. La création de l’Agence nationale des patrimoines et du développement du tourisme, le nettoyage des 125 km de plages au Bénin, la libération de l’espace public, la levée des check points et les mesures de sécurisation du territoire national sont également autant d’actions du gouvernement qui, à en Croire Dine Bouraïma contribueront à promouvoir le label touristique béninois. Et selon les propos du Président du consortium Touristes par millions, toutes ses mesures permettront de lever les goulots d’étranglement du secteur touristique au Bénin.

Un secteur en proie à des difficultés

Entres autres problèmes du secteur touristique et évoqués par Dine Bouraïm, on peut citer : les problèmes liés au visa, la cherté de l’énergie électrique, la TVA au-dessus de la norme exigible dans l’espace Uemoa, la cherté des billets d’avion due à la hausse des taxes appliquées au Bénin, la non praticabilité des pistes desservant le pays… L’invité de Golfe TV/FM salue tout de même les différentes actions menées par le gouvernement du Président Patrice Talon et qui visent l’atténuation de ses problèmes qui d’ailleurs ont suscité la création du consortium Touristes par millions.

Le consortium Touristes par millions

Le consortium Touristes pas millions est une organisation regroupant les professionnels du tourisme notamment les hôteliers, les compagnies aériennes, les agences de voyage, les guides touristiques et qui vise à booster la destination Bénin à travers des actions transversales liées à la sensibilisation au tourisme intérieur, au moyen du lobbying et la professionnalisation du secteur. Depuis sa création, le consortium Touristes pas millions a mené plusieurs actions notamment l’organisation d’ateliers de sensibilisation, des rencontres avec diverses autorités du pays en l’occurrence l’ex-président de la république Yayi Boni et les chancelleries du Bénin.

Dine Bouraïma pour finir ses propos, invite les acteurs du tourisme béninois à se muer en soldats de développement en vue d’accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre de ses mesures.

Thomas AZANMASSO

aCotonou

Bonjour Bénin 2017: Un beau spectacle du rire mais perfectible

Bardol Migan, Ramanou Alédji et tout le staff de bénévoles qui ont sué pour l’organisation de la troisième édition du spectacle « Bonjour Bénin » tirent déjà les conclusions de la présente édition. Tenue samedi 14 janvier au palais des Congrès de Cotonou, elle s’est soldée sur des notes de satisfaction, quoique d’importants détails restent à parfaire.

Jeunes, engagés mais sans grands moyens, les organisateurs de « Bonjour Bénin » se sont échinés à offrir cette année encore une fête du sourire et de l’humour au public. Le pari de la tenue de la troisième édition du spectacle est gagné avec la présence effective, samedi dernier, de la plupart des comédiens et humoristes annoncés : Nana Ardo du Cameroun, Kossi Djomatin alias Gogoligo du Togo, Amélie Wabéhi de la Côte d’Ivoire, Oumar Manet de la Guinée Conakry, Judicaël Avaligbé, Giovanni Houansou, Caporal Djangoun, Parfait Viahynon… Deux grands absents néanmoins, Simplice Béhanzin alias Pipi wobaho et son alter égo Pierre Zinko alias Eléphant Mouillé, sont notés.

Sur la scène sobre bien colorée de la salle rouge du palais des Congrès de Cotonou, face à un public qui a pris son temps, remplissant les sièges à compte-gouttes, c’est Caporal Djangoun qui s’élance le premier. A peine visible au milieu de la large scène, il assène les premiers coups d’humeur de la soirée. La soirée commence, belle. Le public est content. Des rires fusent d’un peu partout, à mesure que passent les minutes. Du haut de ses 45 ans de métier dans l’armée (note d’humeur), auréolé d’un parcours d’humour qui se forge davantage au fil des années, cet habitué de « Bonjour Bénin » semble s’être tiré à bon compte. Ouverture réussie, le spectacle s’enchaîne. Se succèdent les artistes attendus, bons ou moins bons, car certains ont ennuyé pratiquement le public. Mais leurs défaillances ont été souvent comblées par d’autres, souvent des humoristes positionnés au bon moment pour éveiller et même réveiller le public devenu consistant vers la fin du spectacle. D’autres encore comme Elyfaz qui ont connu des entrées timides sur scène ont au finish épaté le public qui en voulait encore. De sa frêle silhouette, il a assuré un show que le public n’oubliera pas de si tôt. Idem pour Parfait Viahynon, pas très connu encore mais dont l’art rassure quant au talent qu’il abrite.

Faire mieux …

Dans le rang des humoristes étrangers, le Togolais Kossi Djomatin alias Gogoligo peut se frotter les mains. Sa partie, il l’a assurée à fond. On devrait même inviter certains de nos humoristes à aller à son école. Pour apprendre à dire des histoires courtes, mais drôles voire enrichissantes. On croyait avoir eu l'essentiel avec lui, lorsque Moussa le « Petit Sergent » du Burkina Faso, lauréat du prix talents découvert Rfi 2016 du rire, est venu enfoncer le clou. C’est à croire qu’il a effectué le déplacement de Cotonou pour justifier cette distinction révélatrice de son talent. Talent que le public béninois a découvert et apprécié avec satisfaction. En somme, une belle soirée, perfectible. Ce qu’il faut revoir, c’est déjà la date de l’événement qu’il faut repenser. Un spectacle de cet acabit, bien pensé pour ouvrir le registre des spectacles de la nouvelle année en humour devrait se tenir un peu plus tôt. Tout au plus dans la première semaine de la nouvelle année, pourquoi pas le jour de l’an. Puis, il faudra mieux peaufiner l’organisation pour en faire un grand évènement, rêve que dit nourrir Bardol Migan, comédien de profession, promoteur de cette foire aux rires.

Josué F. MEHOUENOU

aCotonou

Lecture de spectacle : La pièce ‘’25 décembre’’ passée en revue

La pièce intitulée "25 décembre", dont l’auteur est le talentueux comédien Didier Sèdoha Nassègandè, a été interprétée en lecture spectacle, samedi 14 janvier dernier, à l’espace culturel Artisttik Africa sis à Agla. Sur le coup de la lecture, Nathalie Hounvo Yèkpè, Florisse Adjanohoun et Nelhy Zinsou, des figures de proue du monde théâtral et cinématographique béninois. Elles ont mis à contribution   tous leurs atouts professionnels pour retenir l’attention des spectateurs de la circonstance sur cette nouvelle pièce. « C’est juste un coup d’essai que je lance comme ça pour avoir l’avis des uns et des autres sur cette nouvelle création que je viens de produire » a fait savoir le comédien dramaturge Didier Sèdoha Nansségandé. Cette lecture devrait aboutir à une création de spectacle complet qui fera le tour du Bénin et d’ailleurs.

T.G


Matin Libre

4ème Edition de Bénin international salsa festival : Clôture des festivités dans la célébrité

Le samedi 14 janvier dernier à la salle Majestic de cadjehoun à Cotonou, l’édition 2017 du Bénin international salsa festival a pris fin par une soirée festive de démonstration de danses latines et accompagnée d’un cocktail offert aux invités venus des quatre coins du monde.
Le festival « Bénin Salsa international » a tenu ses engagements, après trois jours de cours de danses et de workshops animés par des professionnels en la matière venus de partout.  Au programme, on a eu de la salsa, du kizomba, batchata, et autres,  ainsi que la prestation du grand humoriste  Ivoirien Michel Gohou  invité spécial de cette quatrième édition. Inès Ahouansou, présidente du comité d’organisation du BISAF (Bénin International Salsa Festival) 2017 s’est réjouie de la richesse que prend ce festival au fil des ans. Elle a également salué le sens de l’engagement et de solidarité de tous ceux qui n’ont eu de cesse d’œuvrer pour que vive ce festival. Quant à Léopold Gbénou, président du club Shango de salsa de Cotonou, il a tenu à remercier les différents partenaires de ce festival, qui malgré la morosité économique, ont accompagné l’initiative. Et enfin le Directeur du Fonds des arts et de la culture, Gilbert Dèhou-Malè a réitéré l’engagement de la structure dont il a la charge, à accompagner le Bisaf et salue l’initiative qui tend vers une pérennisation.

Kamar ADJIBADE


Matin Libre

Lancement des activités des‘’Sentinelles du PAG’’ : Florent Eustache Hessou se positionne pour une culture prospère

(Une nouvelle fenêtre d’accompagnement pour  Patrice Talon)
Un grand rassemblement a été mis sur pied vendredi 13 janvier dernier pour accompagner le gouvernement dans sa vision de faire de la culture et du tourisme son fer de lance pour le développement du pays. Il s’agit des ‘’sentinelles du PAG’’ initiées par le promoteur de l’Ecole supérieure des métiers d’art et de la culture, Esmac-Hwendo. Florent Eustache Hessou et les siens entendent mettre le pied à l’étrier pourservir de levier à Patrice Talon et son équipe gouvernementale afin que leur objectif visant à promouvoir la culture béninoise soit chose concrète. Et pour y parvenir, un décryptage sérieux du Programme d’action du gouvernement a été fait par l’acteur culturel Eloge Béo Aguiar lors de la cérémonie au siège de ladite école. C’était en présence d’un parterre d’acteurs du monde culturel, étudiants de l’Esmac-Hwendo et hommes des médias. A l’issu de l’exposé du comédien Masta Cool, l’on retient qu’il y a un nombre important de rêve à réaliser dans le giron de la culture béninoise. Et les moyens pour son accomplissement sont également pensés par le gouvernement. Partant de ce principe, il ne reste qu’à mettre la main à la pâte pour porter haut la vision du président de la république, Patrice Talon. «Nous sommes dans un pays où il est interdit de rêver, où quand tu rêves beaucoup et que tu te mets dans la dynamique de concrétiser ton rêve, on te traite de fou. Mais moi, ce qui m’arrive souvent, c’est de beaucoup rêver et de me donner les moyens pour réaliser mes rêves. C’est ça qui a fait que nous avons cette école qui vit de façon surprenante depuis plus de six ans. C’est une grande opportunité  que le Chef de l’Etat a offert en choisissant de faire du développement du secteur culturel béninois sa priorité. Il nous revient donc de prouver notre capacité de citoyen exemplaire décidé à contribuer fortement à l’épanouissement de notre pays. Et avec cette sentinelle que nous venons de monter, nous pensons que nous sommes prêts  à accompagner l’idéal du président», mentionne Florent Eustache Hessou pour mettre un  accent sur la détermination des ‘’Sentinelles du PAG’’.

Teddy GANDIGBE


Matin Libre

1ère édition du FICMEC et du Colloque International de Cotonou: Marcellin Zannou gagne le pari de l’organisation

C’est fini ! Les portes de la 1ère édition du Festival International du Court-Métrage des Ecoles de Cinéma (FICMEC) et du Colloque international marquant les 10 ans d’existence de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (Isma) sont clauses ce samedi 14 janvier 2017 à Azalaï Hôtel. Et c’est un pari gagné pour le colonel Marcellin Zannou.

A l’issue du festival, le jury a consacré le film ’’Papa je suis là’’, lauréat du Grand prix « Pascal Abikanlou » mis en jeu lors du festival. Il s’agit d’un film de fiction de 13 minutes. Une consécration décidée par le jury présidé par le Professeur, Elie Yazbek de l’université Saint Joseph de Beyrouth, avec des jurés de la trempe de la cinéaste béninoise, Christiane Chabi-Kao et du professeur Hien Sié de l’université Fhb Abidjan Cocody. Selon les explications données par le président du jury, c’est le réalisateur camerounais, Abdallah Kadjouk Mahamat, en fin de formation à l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (Isma), qui a obtenu plus de points suivant les critères relatifs aux qualités technique, artistique et esthétique et, enfin, à l’originalité du traitement. Il s’agit là d’une performance lorsqu’on sait que le lauréat s’est engagé dans une compétition de grande facture, étant donné que 70 films émanant de 14 écoles de cinéma ont concouru, pour les 10 pays que sont l’Afrique du Sud, le Bénin, la Belgique, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Ghana, le Niger et le Togo. Et, trois catégories de films ont été recensées, ce qui donne 55 films de fiction, 11 films documentaires et 4 d’animation.
Somme toute, on retient que le Bénin et le Burkina-Faso se sont taillés la part du lion dans les distinctions. Sur 9 distinctions décernées en effet, le Bénin et le Burkina Faso ont réussi à décrocher, chacun, deux trophées or, sculpture de la très symbolique jarre trouée du Roi Guézo. Du côté du premier pays, l’Isma s’est imposé, notamment, dans la catégorie ’’Meilleur montage’. Ce qui a impressionné à ce grand rendez-vous cinématographique, reste que deux écoles différentes ont réussi à se hisser sur le piédestal de la reconnaissance de la cinématographie d’école. Il s’agit de l’Institut ’’Imagine’’ et de l’Institut Supérieur de l’Image et du Son (ISIS) qui, respectivement, marquent leur passage à la première édition du FICMEC en se faisant décerner, de par la qualité du travail de leurs représentants respectifs, la distinction dans les catégories ’’Meilleur son’’ et ’’Prix du public’’.
Pari gagné donc, pour le Colonel Marcellin Zannou, Président-fondateur de l’Isma, qui, en lançant une initiative de compétition cinématographique, dans le cadre du dixième anniversaire de cet établissement d’enseignement supérieur, a innové et placé aussi bien l’Isma que le Bénin sous les feux de la rampe. En effet, le FICMEC étant une biennale, de même que le Colloque international qui l’accompagne, tous les deux ans, ces deux rendez-vous seront attendus et, avant cela, préparés, avec beaucoup d’anticipation, dans les écoles de cinéma du monde entier et dans les milieux de la recherche, pour le secteur spécifique du cinéma. Ceci, à la longue, fera du Bénin, un carrefour incontournable du cinéma africain et mondial ; ce pays verra se côtoyer des sommités scientifiques et pratiques, et des noms de la jeune pousse qui, par un travail plus exigent, s’engageront dans la sphère sacrée de la postérité.

D’autres distinctions
En dehors des étudiants en cinéma, 4 personnalités ont été honorées par le Colonel Marcellin Zannou il s’agit du Professeur burkinabé, Serge Théophile Balima, présenté comme l’âme intellectuelle du Colloque international qui a clos ses travaux le vendredi 13 janvier 2017, à l’Institut français de Cotonou.
A part cette personnalité à l’humour fin, Christiane Chabi-Kao, et les Professeurs Hien Sié et Elie Yazbek ont aussi reçu un trophée de félicitations de la part de la première autorité de l’Isma, chacune d’elles l’ayant impressionnée à travers des actes antérieurs d’excellence scientifique et professionnelle, et par leur contribution à la réussite de la première édition du FICMEC et du Colloque international

Mention spécial à organisation
Ce n’était pas gagné d’avance. Mais à la fin on peut se targuer de dire que l’organisation à été une réussite. En effet le président fondateur de l’ISMA en homme très rigoureux a mis une touche afin que tout se passe bien. Une équipe de jeunes dévouées à la tâche étaient au charbon afin que tout se passent bien. Et c’est a juste titre que beaucoup de festivaliers n’ont pas hésiter à dire toutes leurs satisfaction par rapport à cela. Pour qui connait le colonel Marcellin Zannou cela n’étonne guerre puisqu’il est un perfectionniste et un travailleurs. C’est cette envie de toujours réussir qui l’a amené à organiser le FICMEC. Cette organisation est un exemple à suivre et l’expertise du président fondateur en la matière devrait être sollicité au plus haut niveau de l’état béninois.

Wandji A.

aCotonou

Fête de Wémè Xwé annulée par décision de justice: Les causes profondes du mal

Les populations de la vallée de l’Ouémé, ont été désabusées et déçues, dans la journée du samedi 14 janvier 2017, quand elles ont pris connaissance de la nouvelle suspendant la fête. Elles n’en croyaient pas, à leurs yeux. Et pourtant ! La sentence de la justice est sans appel. Par ordonnance n° 002/CR1/2017 du 12 janvier 2017 du Tpi de Porto-Novo, portant suspension de la tenue de Wémè Xwé qui devrait se tenir les 15 et 16 janvier 2017, la tenue de la fête a été mise entre parenthèses. L’exécution qui s’en est suivi a fait plier les bâches, les podiums et autres attributs de fête identitaire des Wémènous. La raison de cette suspension par l’autorité judiciaire est que les fils et les filles de la vallée ont tiré, eux-mêmes le diable par la queue. Conséquences l’Etat, garant de l’ordre public, a pris ses responsabilités, en dépit des pleures et des gémissements des festivaliers. L’orgueil est une enflure, en nous, l’égoïsme en est le point culminant. Un dicton populaire, dit : « Lorsqu’un enfant monte sur un arbre, il ne dit rien à personne, mais quand il tombe, il crie et tout le monde, accourt ». Les différents acteurs de la fête ont leur part de responsabilité : ils ont poussé le bouchon trop loin, et refusé de trouver un terrain d’entente. Alors, tout le monde en récolte les pots cassés. Les deux parties ne doivent-elles pas tirer les leçons qui s’imposent et ramener la paix dans la maison.
Martin Aïhonnou (Coll)
L’exhortation à la paix du député Justin Agbodjèté
« Si le dialogue et la paix ne reviennent pas en notre sein, c’est une honte cuisante pour nous, car c’est comme si nous avons vendu nos âmes aux diables », a confié le député Agbodjèté le week-end écoulé suite au désastre. Pour l’élu de la Nation, « ce qui doit unir les fils et filles de la vallée de l’Ouémé doit primer sur la division afin que le développement de toutes les Communes soit la préoccupation majeure de tous. Les intérêts personnels doivent être bannis, c’est pourquoi je demande pardon au nom des populations de la vallée de l’Ouémé à tous les amis et sympathisants de la fête de Wémèxwé. Je prendrais toutes les dispositions pour que le dialogue soit le leitmotiv des protagonistes et que la paix soit le vain mot de tous. Très bientôt la fête aura lieu dans une liesse totale », a-t-il indiqué. Le député s’est confié suite au constat que depuis quelques mois, une guerre de leadership s’observe dans le rang de la coordination nationale de Wémèxwé dirigée par Antoine Bonou et de la coordination Wémèxwé notre identité de Espoir Ouinsou. Très touché par cette division entre des frères de la même région, le député Justin Agbodjetin s’indigne. Il lance un appel de réconciliation et d’union fraternelle entre les deux parties en conflit.
AT

aCotonou

Edition 2017 du Festival Bonjour Bénin : Les rideaux sont fermés

(Les humoristes béninois ont encore à apprendre)
Ils sont plus d’une dizaine de comédiens humoristes à prendre d’assaut la grande scène de la salle rouge du Palais des congrès de Cotonou. Avant-hier, samedi 14 janvier 2017, le fou-rire a battu son plein pour donner les derniers signaux du festival dénommé ‘’Bonjour Bénin 2017’’, organisé par l’association Ifè culture.

Le monde attendu n’y était pas, mais la fête a comblé les attentes des spectateurs. La prestation était offensive pendant près de quatre heures d’horloge et le rire au gras. Du comédien ‘’Mouss le petit sergent’’ du Burkina Faso à ‘’Wabei’’ de la Côte d’Ivoire en passant par ‘’le Capitaine Djangoun’’ du Bénin, ‘’Gogoligo’’ du Togo, ‘’Nana Ardo’’ du Cameroun et plein d’autres, les petites anecdotes porteuses de germes du rire ont été distillées avec talent. Les spectateurs sont tenus en haleine par des sujets qui sortent de l’ordinaire et qui dépassent parfois l’entendement de l’homme. Des questions de foyer, à la gestion du pouvoir en passant par les sujets d’amour et des coquetteries garnies de jeu scénique, tout a été mis à contribution pour régaler le public qui a effectué le déplacement du Palais des congrès.

Mais l’humour n’est pas encore béninois…

Il y a un constat amer. Les humoristes béninois à côté des étrangers semblent ne pas avoir la vraie clé pour faire péter la bombonne du rire au sein de leurs spectateurs. C’est réel que comparaison n’est pas forcément raison. Néanmoins, il est important d’être regardant sur les aspects qui plombent le décollage de l’humour au Bénin. Au passage des comédiens sur la scène, les béninois semblent être trop sérieux dans leur jeu scénique face aux spectateurs. Ce qui fait qu’à leur présence sur scène, quel que soit ce qu’ils font, ils n’arrivent qu’à décrocher quelques pauvres acclamations et pouf de rire venant du public au pifomètre. Alors que, rien que par l’occupation scénique, les autres arrivent à faire monter le mercure du rire. Ce qui donne à réfléchir. On se demande bien ce qui ne tourne pas rond dans l’humour béninois qui tend même parfois à la niaiserie et ennuie facilement le spectateur. Parfois, c’est des blagues de mauvais goût qui ne leur appartiennent pas qu’ils colportent. En tout cas il reste un sérieux travail de création et de correction à faire pour que la chose prenne au Bénin.

T.G.

aCotonou

Profil : Mauro Yvan, l’étoile qui pointe dans le firmament du Gospel béninois

L’artiste Yvan, depuis plus d’une dizaine d’années, a conquis le cœur des mélomanes d’ici et d’ailleurs à travers son gospel. Lauréat des Kora Awards, la vedette fait son chemin. Découvrons-le.

Il est bénino-italien et d’une allure fier et séduisant. A l’état civil Yvan Mauro le chanteur ‘’Ivan’’ est d’un père Italien et d’une mère Béninoise, précisément de Dassa. L’artiste  béninois fait partie de l’un des rares chantres de son état à s’inscrire dans le registre des lauréats du prestigieux trophée de musique, Kora Awards. Du haut de sa trentaine, Yvan, depuis le début de sa carrière, a fait l’option de louer Dieu. Mais sa piété ne l’empêche pas de réserver une ouverture d’esprit sur les réalités autour de lui. «Je chante le Christ. Je ne me réclame pas d’une religion. C’est ce qui divise le monde. Je suis chrétien, je suis un chantre et un chantre c’est celui qui a reçu un appel et qui chante quelque chose qui est déjà établi, je veux nommer la parole de Dieu»  mentionne l’artiste pour faire remarquer sa liberté d’esprit. A son actif, deux albums dont le dernier récemment publié, ‘’Jésus revient’’. Un opus d’environ douze morceaux qui sensibilise, partage la bonne parole, fait danser à travers la belle mélodie et renseigne sur le Christ et ses œuvres. « J’ai baptisé cet album ‘’Jésus revient’’ selon ce que les écritures nous amènent à propager, la venue de Jésus Christ. Le monde n’est pas prêt à le recevoir. Mais il revient cette fois-ci pas pour sauver, mais plutôt pour juger.  La nuance est qu’il ne vient pas condamner mais pour aider les gens à le recevoir », explique le chantre. L’artiste s’est révélé au public béninois dans les années 2005-2006 par le titre ‘’Ce qu’il a fait pour moi’’. Un morceau qui lui a dressé le tapis rouge et lui a permis d’accueillir la faveur des mélomanes béninois. Qu’il ait surfé entre le rythme Hip hop et gospel à ses débuts, le message et la vision sont restés les mêmes. « Le message n’a jamais changé, il est resté le même, chanter Dieu », va-t-il affirmer avant d’ajouter qu’à l’époque c’était le style Hip hop qui dominait et qu’il fallait que le message qu’il avait, passe.Aujourd’hui, Ivan trône dans le Hit béninois avec une variété de styles musicaux et sa production ne laisse personne indifférent. D’un timbre vocal perçant et d’une rigueur surprenante dans le regard, la tenue et la coiffure, la vedette reste perfectionniste. Il apprécie la qualité de la musique béninoise. « La marque de notre musique n’a pas changé et je suis convaincu que ça promet». Et son ambition à lui, c’est d’envahir le Bénin avec le gospel et il y croit fermement. A côté de cette ambition se fixe une autre qui s’avère capitale pour tout homme. « J’envisage me marier à une femme » malgré tous les arguments physiques de l’artiste. Lorsqu’il est invité à table, l’igname pilée est son plat de prédilection et il aime l’arroser de Tchakpalo (boisson locale faite à base de maïs).

Teddy GANDIGBE


Matin Libre

Fête de retrouvailles ‘’Wémèxwé’’ : Le Tribunal de première instance de Porto-Novo interdit l’évènement

Le grand rassemblement des filles et fils ressortissants de la Vallée de l’Ouémé appelé ‘’Wèwèxwé’’, prévu pour le dimanche 15 janvier 2016 dans la Commune de Dangbo n’aura pas lieu. Même les manifestations rentrant dans le cadre de cette fête de retrouvailles démarrées depuis le mercredi 11 janvier 2017 et qui devraient se poursuivre jusqu’au dimanche prochain sont suspendues. C’est la décision du Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Le verdict est tombé hier jeudi 12 janvier 2017 après plusieurs jours d’audience. A l’origine de cette décision de justice, la naissance d’un camp opposé à celui qui depuis 8 éditions organise cet évènement Saisi par le camp d’organisateurs connus depuis 8 ans par plainte, il fallait donc que la justice tranche. C’est désormais chose faitepour prévenir tout trouble à l’ordre public entre les protagonistes. Cette décision de justice signifie que tout accès aux différents sites prévus pour les manifestations entrant dans le cadre de ‘’Wémèxwé 2017’’ sont désormais interdits.
Karim O. ANONRIN

aCotonou

11ème édition du ‘’prom’arts jeunes international’’ : Quand la grande rencontre des arts plastiques magnifie le Vodoun

Autrefois organisé à Cotonou, précisément à la place des martyrs, la rencontre internationale des arts plastiques dénommée ‘’Prom’arts Jeunes international’’ a investi le champ de la ville historique de Ouidah. Son organisateur, Gislain Fandohan alias ‘’Mozard’’, jeune et talentueux peintre sculpteur, a fait l’option de rallier la cité des Kpassè avec son initiative pour une raison de contexte, la célébration des cultes endogènes communément appelés la fête de Vodoun. A l’en croire, le vernissage et l’exposition sont axés sur la thématique du Vodoun. Et pour son effet,il n’y a pas autres contexte et espace appropriés que le lieu mondialement reconnu comme le berceau du culte endogène, Vodoun. Au total, 21 artistes venus de divers horizons ont pris part à la rencontre qui se veut être une rencontre d’échange professionnel et de partage d’expérience. L’événement a enregistré des performances artistiques réalisées sur place lors du 10 Janvier dernier. Prom’arts vise à favoriser l’émergence des jeunes talents en matière de la création en art plastique en vue de leur donner plus de visibilité et les rendre compétitifs sur le marché international des arts.

Teddy GANDIGBE


Matin Libre

Bonjour Bénin 3e édition : Des humoristes internationaux déjà en terre béninoise

(Un grand show promis)
Les humoristes invités pour la grande messe de l’humour de l’année ont déjà foulé le sol béninois. Ils ont pris part à la conférence inaugurale donnée dans la matinée d’hier, jeudi 12 Janvier 2016, au siège de l’association Ifè Culture sise à Vèdoko en présence d’un parterre d’invités de Bonjour Bénin 2017. Le rendez-vous est donc pris pour demain samedi 14 janvier dans la Salle rouge du palais des Congrès pour ce que l’humoriste camerounais Nana Ardo appelle ‘’Le Congrès Panafricain du Rire’’. Ils sont une cohorte d’artistes comédiens conviés à cette grande célébration du rire. En plus de Nana Ardo, il y aura Moussa Ouedraogo du Burkina Faso, Kossi Djomatin alias Gogoligo du Togo, Amélie Wabéhi de la Côte d’Ivoire et Oumar Manet de la Guinée Conakry. Initié par Bardol Migan, cette 3ème édition de Bonjour Bénin est coordonnée par Ramanou Alédji, le président du comité d’organisation. Il fait le bilan à mi-parcours des activités ayant marqué cette 3ème édition, partant de la formation pendant trois jours d’une quinzaine d’humoristes à l’Hôtel BM de Porto-Novo à la restitution d’un spectacle d’humour sur « le réchauffement climatique » représenté en présence de près de 300 élèves du CEG Bio Guera au Jardin Naturel des Plantes de Porto-Novo. Ramanou Alédji a également précisé que ces humoristes venus d’ailleurs partageront la scène avec les humoristes locaux dont la tête d’affiche, le duo Pipi Wobaho et Eléphant Mouillé, offrira aux populations de la comédie musicale. Les humoristes tels que Judicaël Avaligbé alias Chromosome, le Chef Cyr, Capitaine Virus, Caporal Djangoun, Vipas, Giovanni Houansou alias le mince et bien d’autres provoqueront le rire avec des vannes biens sophistiquées. Le Centre Culturel Artisttik Africa du promoteur Ousmane Alédji accompagne Bonjour Bénin 2017 dans ses aventures en offrant ses locaux pour accueillir le défilé de mode de la styliste marocaine Zahira Zemranie Caftan. Le défilé a eu lieu hier, Jeudi 12 Janvier à 19H. Elle présentera sa nouvelle collection d’une vingtaine de modèles inspirée de la culture marocaine. Aux dires de Ramanou Alédji, président du comité d’organisation, Amélie Wabéhi de la Côte d’Ivoire, Oumar Manet de la Guinée et Nana Ardo du Cameroun donneront un spectacle d’humour dans le septentrion où ils feront également des visites touristiques. Ces artistes tant du Bénin que d’ailleurs, donnent rendez-vous aux populations béninois pour le grand show le samedi 14 Janvier 2017 dans la salle rouge du Palais des Congrès de Cotonou.

Teddy GANDIGBE


Matin Libre

Les descendants d’esclaves en pèlerinage vaudou au Bénin, un "devoir de mémoire" (MAGAZINE)

Ouidah (Bénin) (AFP) - Chaque année en janvier, des milliers d'initiés béninois du culte vaudou, des centaines de touristes et des dizaines de descendants d'esclaves remontent la grande piste de sable qui mène à la plage de Ouidah. Une sorte de pèlerinage en mémoire des esclaves d'autrefois.

Caché dans les broussailles, un écriteau peint à la main prévient le visiteur: "la Porte du non-retour, un défi à l'histoire".

Pendant près de six siècles -quatre officiellement-, des millions d'esclaves ont emprunté cette route, qui traverse la lagune. Cinq millions, selon certains. Dix millions, affirment les autres. Personne ne sait véritablement.

Une chose est sûre, c'est que la petite ville de Ouidah, dans le sud du Bénin, était le point de rassemblement de la traite négrière de la côte sud de l'Afrique de l'Ouest.

Une procession de voitures et motos double des femmes aux visages scarifiés, vêtues de pagnes. Tous se dirigent vers la Porte du non-retour, monument érigé en 1992 face à l'océan, en mémoire du ballet incessant des bateaux qui partaient pour le Nouveau Monde.

Le vaudou, originaire du royaume de Dahomey (actuels Togo et Bénin), n'est pas précisément né à Ouidah. Mais c'est de là que ce culte de l'invisible et des esprits de la nature s'est exporté en Louisiane, au Brésil, en Haïti, pour compter aujourd'hui 50 millions de membres à travers le monde.

En 1993, au lendemain de la chute du régime communiste béninois, le président Nicéphore Soglo a institué la fête du vaudou, célébrée début janvier durant une semaine dans le pays. Depuis, la petite ville de Ouidah est devenue l'un des lieux de pèlerinage les plus célèbres, en raison de son histoire particulière liée à la traite négrière.

- 'Faire la paix avec le passé' -

"Ouidah, c'est un devoir de mémoire", explique à l'AFP Erol Josué, prêtre vaudou et directeur du bureau national d'ethnologie à Haïti. L'homme est venu de Port-au-Prince avec sept autres personnes pour "faire la paix avec le passé".

Le visage fin, les yeux soulignés de khôl, il est habillé d'une toge immaculée et porte une lourde bague de l'ethnie dogon, offerte lors d'un précédent voyage au Mali.

"C'est important de revenir sur la terre ancestrale pour s'accepter en tant que Caribéen", poursuit l'ethnologue. "Pour comprendre le comportement du peuple haïtien, il faut remonter à sa source".

Il s'interrompt pour prendre une vidéo sur son smartphone: un homme escalade à mains nues une simple tige de bambou de près de 15 mètres de haut.

La foule exulte. Un peu plus loin des hommes recouverts d'un mélange de terre ocre dansent en transe au rythme des djembés et font des offrandes aux fétiches.

- Trouver son 'Fa' intérieur -

"Le vaudou est une manière de vivre", confie Gizirbtah, jeune femme noire américaine, qui change de nom lorsqu'elle "revient" sur la terre de ses ancêtres. Employée d'une compagnie aérienne aux Etats-Unis, elle parcourt l'Afrique de l'Ouest pendant deux mois avec une douzaine d'adeptes, venus de Londres ou de Chicago.

"Chaque jour, je fais des ablutions, des purifications et des prières. Mais pratiquer le vaudou est mal vu aux Etats-Unis", dit-elle.

Elle s'est tournée vers cette croyance il y a six ans, lorsqu'elle a commencé sa "quête interne", raconte-t-elle. "Toute ma vie, l'histoire de mes ancêtres a résonné en moi".

La vaudou n'est pas à proprement parler un culte des ancêtres. Mais il est "la représentation palpable de ce que l'on ne peut pas voir", tente,d'expliquer Vincent Harisdo, chorégraphe franco-béninois-togolais qui prépare un projet artistique sur le sujet.

"Tout être humain a son 'Fa' intérieur (divinité vaudoue), son autre soi. Et nous sommes tous à la recherche de notre autre moi. On appelle ça vaudou ici, ou psychologie en Europe!", plaisante-t-il.

Gail Hardison, Américaine de 57 ans, a choisi la science plutôt que la spiritualité pour connaître ses origines. Il y a quelques années, elle a fait un test ADN qui a révélé que ses ancêtres venaient du nord-Cameroun.

Cette année, elle poursuit sa quête ancestrale au Bénin. "Je ne suis pas adepte, mais je respecte le vaudou en tant que religion. Le vaudou, ça n'est pas des poupées qu'on plante avec des clous", tranche-t-elle.

Les danses en pagne et les touristes armés d'appareils photo donnent des airs de folklore à la fête. Les discours politiques rappellent aussi que cette procession, qui a lieu le 10 janvier, est un moyen de flatter les quelque 20% de Béninois dits "animistes".

Malgré la foule, le bruit et le soleil qui cogne, Gail Hardison dit ressentir "une tristesse spirituelle ici". Elle jette un regard sur la Porte du non-retour, où s'agglutinent des centaines de visiteurs pour trouver un coin d'ombre. "J'aurais aimé que l'Histoire puisse être différente pour tous ces gens qui sont passés ici. Je peux ressentir leurs esprits en moi",,souffle-t-elle.

spb/cl/ak/juf

aCotonou

Entretien avec la présidente du Cna-Bénin : «Un état civil à jour est une nécessité absolue pour un Etat…»

Une équipe du Cinéma numérique ambulant (Cna-Bénin) était récemment dans les communes de Savalou et de Tchaourou pour des campagnes de sensibilisation des populations de ces localités. Au cours d'un entretien qu'elle  nous a accordé, la présidente du Cna-Bénin, Rosalie N’Dah revient sur les objectifs de cette descente. Lisez-plutôt !!!

Matin Libre : vous êtes la présidente du Cinéma numérique ambulant. Et récemment, vous étiez dans les communes de Savalou et de Tchaourou. Parlez-nous un peu de ces deux sorties…

Rosalie N'Dah : Le Cna Bénin a été sollicité pour organiser des projections causeries-débats afin de faire passer sensiblement des messages auprès des populations. Nos deux équipes de projection ont respectivement travaillé du 14 novembre au 16 décembre 2016 dans 32 villages de Savalou et du 03 au 16 décembre dans 12 villages de Tchaourou. Les deux tournées de sensibilisation ont visé deux grands objectifs. D’abord,celui de promouvoir les actes d’état civil, en particulier l’acte de naissance en informant les populations des conséquences de l’absence de ce document important et légal dans la vie d’un individu pour accroître le taux d’enregistrement dans les communes. Et enfin, celui d’informer les populations des villages bénéficiaires de l’implantation des centres secondaires d’état civil (centres de proximité) et de leur accès facile pour éviter aux parents les longs déplacements. En optant de rapprocher ce service plus près des populations, c’est un défi de l’amélioration de l’état civil béninois que la Direction Générale de l’Etat Civil et les communes relèvent. Un état civil à jour est une nécessité absolue pour un Etat qui aspire au développement et l’établissement des actes d’état civil est un droit humain essentiel. Mais la réhabilitation de l’état civil n’est possible que si les populations sont éduquées à l’importance des déclarations d’actes d’état civil et prennent l’habitude de déclarer systématiquement les naissances. L’un des facteurs du défaut d’acte d’état civil est l’insuffisance d’une communication appropriée qui doit aussi être soutenue. Le Cna Bénin fait un grand travail de terrain et touche les populations les plus isolées des centres villes pour faire passer l’information.

Un mot pour conclure…

Je demande aux autorités de notre pays de nous aider. Nous rencontrons assez de difficultés. Nous menons des actions de sensibilisation sur le terrain et dans plusieurs communes. Et c'est notre manière à nous d'apporter notre pierre à l'édifice. Je voudrais pour finir, présenter mes vœux à tous les Béninois, sans oublier surtout la presse pour le travail qu'elle fait. Je vous remercie.

AFS


Matin Libre

Au sujet de la pièce ‘’Le Chroniqueur du PR’’ : Daté Atavito Barnabé-Akayi jette une bougie dans le noir

(La nouvelle classe politique  au pouvoir est au bout de la plume)
Il est sans doute l’un des plus prolifiques auteurs de la jeune génération des écrivains béninois. Daté Atavito Barnabé-Akayi, celui qu’il convient aujourd’hui d’appeler l’écrivain à multiple casquettes, puisque, poète, dramaturge, nouvelliste et autre, vient d’enrichir la bibliothèque béninoise d’une nouvelle pièce de théâtre. L’œuvre est intitulée ‘’Le chroniqueur du PR’’. Un ouvrage qui époussette les actions de l’actuel pouvoir en place et met au clair, dans une satire à peine voilée, une conscience collective à rude épreuve.

A travers la voix de deux personnages : le Chroniqueur et le Confrère, le dramaturge a osé. Exprès, le choix des noms des personnages a été orienté vers un secteur d’activité précis, le monde de la presse. Comme pour indiquer qu’il s’agit de l’actualité pour de vrai. Et comme des poupées Russes, les vérités sont imbriquées les unes dans les autres pour former à la fin un coffret de sous-entendus qui caractérise l’interaction entre l’actuel pouvoir et le peuple béninois. L’auteur est parti d’une discussion axée autour d’un sujet bateau,  presque anodin, le terrorisme. Mais par le truchement de l’œuvre, le dramaturge a réussi à démontrer qu’à travers les actions que mène déjà le pouvoir en place, le peuple béninois n’est plus loin du phénomène, du moins, de la catastrophe. Dans une allégorie indicative de l’éléphant et de la fourmi, l’écrivain a mis par exemple un accent sur l’affaire de 18 kilos de Cocaïne découvert au port. Puis, de coq à l’âne, plein d’autres sujets qui malaxent l’actualité présente sont abordés par les personnages sur un fond de conscience ivre, que l’auteur a bien voulu leur attribuer. Comme quoi, rien ne va rompre en politique au Bénin. En claire, Talon et Ajavon sont déjà en scène dans une œuvre de fiction d’environ 80 pages et il reste à découvrir l’ouvrage à travers une lecture ou un spectacle pour tirer des conclusions personnelles.

Teddy GANDIGBE


Matin Libre

1er Festival international du court-métrage des écoles du cinéma : Le Colonel Zannou et l’Isma célèbrent le 7e art

L’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel  (Isma) du  Colonel Marcellin Zannou  organise du mercredi 11 au samedi 14 janvier 2017, la 1ère édition du Festival international du court-métrage des écoles du cinéma(Ficmec). La cérémonie d’ouverture s’est tenue à l’Hôtel Azalaï de Cotonou en présence du ministre du tourisme et de la culture, Ange N’Koué.

C’est autour du thème « L’audiovisuel à l’ère du numérique en Afrique », que L’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel  (Isma) célèbre le cinéma mondial. Et ce, à travers le Festival international du court-métrage des écoles du cinéma (Ficmec). Un festival qui regroupe 10 pays avec 69 films participants venant de 14 écoles de formation. 8 communications meubleront ce festival qui rend par ailleurs hommage à Pascal Abikanlou, fondateur du cinéma au Bénin, réalisateur du premier long-métrage du pays. L’Isma a tenu à lui rendre hommage par la voie du Professeur Noukpo Agossou qui reconnaît en lui, un  « Travailleur infatigable ». Un film documentaire a également été réalisé en mémoire de Pascal Abikanlou par Doriane Zannou. Parallèlement à cette 1ère édition du Fimec, l’Isma organise un colloque qui regroupe des chercheurs internationaux venus de plusieurs universités et qui partageront leurs réflexions avec les gouvernants et les professionnels des médias du Bénin, ainsi qu’avec l’ensemble des étudiants qui participent au festival et au colloque. Pour le Colonel Marcellin Zannou, président-fondateur de l’Isma, le but du festivalest de renforcer la place culturelle du Bénin sur la plan international et d’offrir aux jeunes cinéastes, des quatre coins du monde une occasion de se rencontrer, de s’ouvrir sur des pays, des cultures, des traditions et des cinémas différents. Le festival vise aussi, à l’en croire, à dynamiser la production audiovisuelle et cinématographique au Bénin et en Afrique,ainsi qu’à assurer la relève dans les métiers du septième art par les jeunes cinéastes du pays. Le directeur-fondateur de l’Isma a donc exprimé sa reconnaissance  aux partenaires et à tous ceux qui ont œuvré à l’organisation du dudit festival. Le directeur du cabinet du ministre de l’économie numérique et de la communication a, pour sa part,adressé ses vives félicitations au fondateur de l’Isma et a promis au nomdu ministre, son soutien à l’initiative. Et  selon le ministre du tourisme et de la culture Ange N’koué, le festival  s’inscrit dans la ligne droite de la vision du ministère et du Programme d’action du gouvernement. Il a pour ce faire,salué l’initiateur, le Colonel Marcellin Zannou, ainsi que les sommités de la mission d’enseignement  pour la promotion du cinéma en Afrique.

Thomas AZANMASSO


Matin Libre

Fête du vodoun à Adjarra: le ‘’Fa’’ conseille la tolérance entre les concitoyens.

Comme de coutume depuis 24 ans, le Bénin a célébré ce mardi 10 Janvier 2017 la fête nationale des religions endogènes. Dans le département de l’Ouémé, c’est le village de Malanwi dans la commune d’Adjarra qui a accueilli les manifestations officielles. ‘’La tolérance’’ entre les frères et amis, c’est le message issu de la consultation du ‘’Fa’’.

C’est le préfet du département de l’Ouémé, Joachim Apyti qui a présidé en personne la cérémonie commémorative de cette édition 2017 de la fête du ‘’Vodoun’’ en présence de l’honorable Augustin Ahouanvoébla, des maires de Porto-Novo, d’Adjarra, des dignitaires du culte ‘’Vodoun’’, des têtes couronnées sans oublier la foule des adeptes et des curieux. Après la kyrielle d’allocutions invitant le peuple à revenir aux valeurs ancestrales, les autorités à divers niveaux ont fait observer que la fête du 10 Janvier décrétée par l’ancien président de la République, Nicéphore Dieu-donné Soglo demeure le label de notre identité culturelle d’où l’obligation de le promouvoir. Pour le préfet Apity, le ‘’Vodoun’’ n’est plus la divinité à cacher au regard de sa présence à travers le monde. Il en veut pour preuve, la présence du ‘’Vodoun’’ en Haiti, en Martinique, en Guadeloupe, au Cuba, au Brésil et aux Antilles du fait du commerce Triangulaire. Après l’étape officielle, place est laissée au ‘’Fa’’ pour l’oracle de l’année 2017 qui recommande la tolérance quelques soient les circonstances entre les concitoyens pour une paix durable. Passée cette phase, les ‘’vodoun’’ ont défilé devant la foule : on pouvait citer, les Zangbéto, Odoudoua, Sakpata, Kininssi, Mamiwata, Ogou, Hèviosso, Tron, Atingali , Egoungoun etc. Fini ce ballet des divinités, les regards sont désormais tournés vers 2018 pour la 25è édition de la fête du ‘’vodoun’’.

Charles HONVOH

aCotonou

La fête du Vodoun célébrée sous le sceau de l’union et la tolérance religieuse

Les adeptes des religions endogènes du Bénin ont célébré mardi et dans tous les couvents traditionnels du pays, la fête du Vodoun, à travers des consultations du Fâ, invocations de divinités, libations, sacrifices divers, chants et danses ainsi que des réjouissances populaires.

Cette commémoration qui a mobilisé dans diverses villes béninoises, des touristes aux côtés des prêtes du Fâ, des têtes couronnées et adeptes des divinités, Dan (déesse des eaux), Sakpata (dieu de la terre), Lègba (dieu-gardien de la maison), Atchinan (divinité particulière), Hoxo (dieu des jumeaux), Hêviosso (dieu de la foudre), Ogou (dieu du fer), Thron et autres qui ont invoqué la protection et les bénédictions ‘’des mânes des ancêtres’’ sur la nation en conjurant les mauvais sorts qui guettent la République.

Drapés de leurs plus beaux atours aux couleurs vives et diversifiées, les fidèles du Vodoun, religion endogène instituée depuis les années 1990 par l’ancien Président de la République Nicéphore Dieudonné Soglo, ont prié pour chaque citoyen et les dirigeants du pays.

A Cotonou, Dah Hounnongan a invité tous les dignitaires Vodoun à l’unicité des religions endogènes et d’agir dans le sens de la promotion du tourisme au Bénin.

‘’Nous saisissons l’occasion pour appeler à un sens élevé de responsabilité afin de favoriser une cohabitation pacifique, facteur de la diversité religieuse ’’, a fait noter Léhady Soglo, maire de Cotonou participant aux festivités dans le 9ème arrondissement de la ville.

A Ouidah, berceau du Vodoun, sur la place de la porte du non-retour, à une quarantaine de kilomètres de Cotonou, la diaspora béninoise, les chefs couvents, les hauts dignitaires du culte Vodoun ainsi que les têtes couronnées ont aussi célébré avec faste la fête nationale des religions endogènes sous la direction des chefs suprêmes et pontifes des religions endogènes du Bénin, leur majesté Daagbo Hounon Doudédji Alomonwlizo Azikpégowassin et Daagbo Hounon Tomandjlèhoukpon II.

Le chef de l’Etat béninois, Patrice Talon qui s’est fait représenter aux manifestations officielles à Covè dans le centre du pays, avait déclaré en décembre dernier à l’occasion de la présentation du programme d’actions de son gouvernement que ‘’le Vodoun est une valeur sûre de promotion du patrimoine culturel béninois’’ de laquelle, le Béninois ne devrait avoir honte.

La journée de ce mardi est une journée chômée et payée au Bénin, pays laïc.

DJ/of

aCotonou

Fête du culte endogène : Une brèche sur l’origine

Depuis 1992 sous l’avènement du président Nicéphore Soglo, le 10 janvier a été décrété journée nationale des religions endogènes. Une manière de réhabiliter le culte Vodoun et de valoriser la culture endogène. Une stratégie qui permet au Bénin d’avoir plus de visibilité hors du pays et du continent africain. Ainsi, depuis Ouidah 92 où a eu lieu la première édition, le Bénin n’a cessé de fêter les religions endogènes, et même hier mardi 10 Janvier 2017, les adeptes de cette religion ontsacrifié à la tradition pour prier les mânes de nos ancêtres afin que la paix demeure au Bénin. Selon les pratiquants, le Vodoun est une religion comme les autres, mais elle est souvent marginalisée et même diabolisée à cause de certaines pratiques qui s’y observent au sein de certaines confréries. Il reste une religion comme le christianisme ou l’islam qui prône la tolérance,l’amour de son prochain, l’amour de sa patrie, etc. Cette journée des religions endogènes a permis aux béninois de la diaspora de se rapprocher de leur pays et même aux jeunes béninois de connaitre la culture et les religions de chez eux. Quand on parle de « Vodoun cela renvoi à « l’esprit saint » et c’est dans la langue fon, une langue majoritairement parlée au Bénin. Dans le panthéon Vodoun, on compte plusieurs divinités, dont la divinité « Goun », « Sakpata », « Hèvièsso », et « Dan ». Ces quatre divinités sont les principaux dieux qui regroupent la religion Vodoun et leur appellation varie d’une région à une autre et ont les mêmes pratiques mais avant toute cérémonie cultuelle, il est impératif de consulter l’oracle ou encore le « Fâ » pour se situer davantage sur la procédure à suivre dans l’exécution du culte. Le Vodoun, bien qu’il soit la religion de la majorité des Béninois, n’est pas nécessairement à la portée de tous. La croyance Vodoun admet, en effet, que chaque être humain est un « engendreur cosmique », une divinité ou un défunt qui porte la glaise dans laquelle il sera modelé, puis à qui le Créateur insufflera le souffle de vie. S’il s’agit d’une divinité, le vodouisan sera consacré à cette dernière. En somme, la célébration du 10 janvier, au Bénin, n’est rien d’autre que l’expression de la reconnaissance d’une dimension et d’une identité religieuse que partage la diaspora africaine de par le monde.

Matin Libre


Matin Libre

Fête du Vodoun dans l’Ouémé : Les adeptes remercient le président Adrien Houngbédji

A l’instar des garants du culte traditionnel et de la religion endogène du Bénin, les adeptes du Vodoun des départements de l’Ouémé se sont retrouvés hier, mardi 10 janvier 2017, sur le site de célébration à Malanhoui, commune d’Adjarra, pour célébrer la fête du Vodoun. C’était une occasion pour ces derniers de reconnaître les mérites à certaines personnes comme le président de l’Assemblée nationale Adrien Houngbédji qui a donné du sien pour l’organisation de ladite fête.

« …Nous profitons de cette occasion pour remercier tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la tenue effective de cette cérémonie notamment le président de l’Assemblée nationale, les députés à l’Assemblée nationale, le préfet du département de l’Ouémé, le maire de la commune d’Adjarra, le maire de la ville de Porto-Novo, les hauts dignitaires, les majestés… ». C’est par cette phrase de remerciements aux différents soutiens avec en tête de peloton la deuxième personnalité de l’Etat, Me Adrien Houngbédji,  que le président départemental du culte vodoun, Bienvenu Agossou a clôturé son allocution hier mardi 10 janvier 2017 à Malanhoui dans la commune d’Adjarra qui accueillait la 23ème édition de la fête des religions endogènes devant les différentes personnalités politico administratives.

Ainsi, le département de l’Ouémé a célébré, en dépit de la morosité, la 23è édition de la fête du Vodoun sur son site  à Malanhoui dans la commune d’Adjarra hier, mardi 10 janvier 2017, en présence du député Augustin Ahouanvoebla,   du préfet Joachim Apithy, du maire d’Adjarra, Michel Honga,  du maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou,  des sages de l’Ouémé, des têtes couronnées. Comme il est de coutume depuis quelques années, le président du comité d’organisation de cette cérémonie, le président départemental du culte vodoun, Bienvenu Agossou a remercié les partenaires de la fête du Vodoun dans l’Ouémé avant de faire le point des attentes. C’est justement au niveau de la phase des remerciements que le nom du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a été  cité. En effet quelques jours avant l’édition 2017 de la fête du Vodoun, le comité d’organisation avec à sa tête le président Bienvenu Agossou est allé solliciter le soutien de la deuxième personnalité  de l’Etat pour la réussite de l’évènement. Un appel qui a reçu un écho favorable du patron de l’Assemblée nationale. C’est sans doute pour cette raison que Bienvenu Agossou et les seins ont tenu à saluer le président Adrien Houngbédji pour son geste et sa compréhension.

Avant les remerciements, le président Bienvenu Agossou a défini le Vodoun comme une puissance invisible, redoutable et mystérieuse ayant pour capacité d’intervenir à tout moment dans la société humaine. Pour lui, il est devenu par la suite une religion après avoir bravé plusieurs assauts. Il est à noter que le président Bienvenu Agossou a saisi cette occasion pour faire le point de quelques actions menées sur le site dans le cadre de sa viabilisation.

Kola Paqui


Matin Libre

Célébration de la fête de Vodoun au Bénin : Maître Bobos pose l’équation de la rationalisation

(Une invite pressante à la réflexion profonde)
Le culte endogène est célébré en liesse, comme à l’accoutumée, sur toute l’étendue du territoire national hier, 10 janvier 2017. Prière aux mânes des ancêtres, libations, sacrifices, litanies, louanges et autres rites à caractère sacré ont ponctué l’événement dans les divers endroits où il a été commémoré.

Prêtres, dignitaires religieux, fidèles et sympathisants du culte Vodoun ont mis les petits plats dans les grands, à travers animations folkloriques, parades et démonstrations  cultuelles, pour que la fête soit agréable.  Mais, sera-t-elle toujours ainsi chaque année ? C’est évidemment là, la grosse interrogation à laquelle le spiritualiste Sylvain Adoho alias Maître Bobos a tenté une réponse dans un entretien exclusif accordé à Matin Libre la veille de la fête.« Il faut qu’on revoit les données. Il est temps qu’on cherche à rationaliser les pratiques du Vodoun ». Une équation à plusieurs inconnus mais qui ne sera pas dutout difficile à résoudre si les 10 Janvier de chaque année devient désormais des journées où des réflexions sérieuses se mènent selon le spiritualiste Sylvain Adoho alias Maître Bobos. En réalitéle responsable de l’Ong ‘’Le Chandelier de la paix’’ estime que la journée du 10 janvier ne doit plus être uniquement consacrée aux cérémonies traditionnelles qu’on observe tout le temps. « Ma vision des choses semble toujours être un peu différent de ce que la masse pense. Les rituels sont nécessaires, d’accord. Mais je pense que ce n’est pas une fête de Vodounoù il faut continuer seulement par s’assoir pour manger puis porter des perles qui pèsent et font même mal au cou. Ou bien s’enrouler des lourds pagnes quitte à  montrer qu’on n’est de la religion endogène. On a déjà le sang de Vodoun qui coule dans les veines. Vous ne pouvez pas être Africain et dire autre chose que ça. Partant de ce principe, voici une occasion pour nous, notamment pour les têtes couronnées de s’assoir pour réfléchir afin de relancer une base solide dans le cadre de la rationalisation du Vodoun. Parce que si nous laissons le Vodoun tel qu’il est, je vous assure que nous ne pouvons pas grandir avec cela. Et une fierté pour nous aujourd’hui que d’avoir un président de la république qui a compris que c’est tout ce qui reste à vendre aux autres. Ainsi, est-il nécessaire de trouver les voies et moyens pour remodeler les choses. La fête aujourd’hui c’est d’aller toucher les cœurs des gens capables de réfléchir.Je ne parle pas de l’intellectualisme. Mais plutôt de ceux qui se sentent à même de penser la chose dans un angle plus fort afin qu’on puisse faire quelque chose de spécial avec cette mine d’or qu’est le Vodoun.Il est important aujourd’hui de s’assoir et de réfléchir», martèle le spiritualiste avant d’ajouter qu’il est capital que l’enseignement de la culture entre dans les écoles, du primaire jusqu’à l’université. « Ce sera déjà un grand pas. Mais que les gens veuillent ou non ça arrivera de façon irréversible. La rationalisation dont je parle c’est comment trouver les théories nécessaires pour pouvoir démontrer de façon scientifique le Vodoun afin que les gens comprennent qu’il s’agit de toute une notion de vie et non simplement des monticules de terre ou des bouts de bois taillés qu’on dépose par-ci par-là. Donc c’est toute une philosophie et d’ailleurs la mère des philosophies. Alors nous avons besoin de cela dans une théorie suffisamment scientifique pour vendre aux autres»,va-t-il lâcher.

Teddy GANDIGBE


Matin Libre